TOI Debout en bouts Bleu et Rouge


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TOI

Debout en bouts

Bleu et Rouge

 

Montante comme un estran
de fort-coefficient

tenant son bas entre les récifs

 tu relies sans cesse avec moi

le titre du livre aux pages des deux rives

sans modifier les berges côté cour et côté jardin

Depuis les coulisses de ta loge à la scène

d’un solo-trombone des reins de l’exploit

d’une paire

de quarantièmes rugissants jaillissants de leurs bretelles

 

Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2018

Illustration: Le passage Bleu (Cette intime vision) Niala

 

 

 

D’E’mois passés l’un au-dessous sur l’Autre


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D’E’mois passés

l’un au-dessous sur l’Autre

En file sur douze rangs l’humeur incontrôlable comme une déraison climatique passant de l’habit de soirée aux guenilles les plus tues d’une décadence bâillonnée, combien fus-je les mois écoulés, malmené malgré moi par des ouragans soudainement glissés dans une mer d’huile ? Oh, je ne partîmes qu’Un, arrivant en somme plus à me poser la question de savoir où nous sommes réellement…Les vents tournent plus vite que jadis. A croire, un comble pour l’agnostique que je suis, que le dieu Eole est entré derviche aux coups d’vents. Je m’attrape par un bout les jours où ça dépasse, mais le temps de trouver à m’amarrer la rivière a déjà passè l’estuaire. Foutre, comment enfanter, toute la matière à concevoir se barre à côté de la matrice. Merde, t’as-t’y un rouleau des suis toow ? Des phases entières de son existence disparaissent sans avoir eu le temps d’entrer dans la table des matières. Emmuré dans des célébrations du bluff, ça va jusqu’à ne plus pouvoir lever le doigt. D’un coup d’oeil impitoyable ta maîtresse  t’a cramé. Par où je vais passer le premier…qui le dira aura une tapette.

…Attendre, pour voir…(coi, ça m’étonnerait)

Attendre

par Blanchemain Dominique
 

Se dresser dormeur en forme de feuille jetée
Lorsque s’effeuillent nos coeurs jaunis

Attendre

Se lever débiteur borgne du temps abîmé
Dans l’écueil des peurs difformes
Où séjournent les restes d’espoirs

Attendre

Attendre que les fleurs s’envolassent
Du sombre lit de pierre maudit
Où s’enlacent les moires désirs

Attendre

 

Voilà à quoi l’humanité est réduite. Surtout ceux d’entre elle qui dorment sur les trottoirs. Leur cadeau de ce soir ? Ben la chance de ne pas avoir d’émetteur-récepteur de voeux présidentiels.

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2017

J’AI L’OEIL COLLE A L’OREILLE DE L’ARBRE THEÂTRE UNIQUE


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J’AI L’OEIL COLLE A L’OREILLE

DE L’ARBRE THEÂTRE UNIQUE

 

« Ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi ».
Jean Cocteau

Un soir divers
en plein été pas sorti d’hiver
je m’interroge

L’arbre est bien là
il frissonne
un vent d’encre quelque part
défile
bleu
atone
tapis
recroquevillé
quelque silence poignardé à l’écorce des mots de parole
par une main de papier-mâché
aux ongles piqués à la machine infernale

Parade

serait-il imaginable
puisque impossible
de trouver
un
M. Loyal ?

Le sais-tu toi Jean Cocteau
à moins que…

Pablo d’un âne sorte l’Abreuvoir
par l’aqueux de la crèche

Et nous le peigne
méconnaissable

Retour à la case départ

Satie met le cheval au piano
et coule la Seine préface
Guillaume

Ballet Moderne

« Etonne-moi !»

Ballet Moderne

Encore une fois

me revoici plongé au cœur des Ballets Russes
Serge de Diaghilev pointe à corps défendant
l’ombre d’un goulag dans mes fantasmes récurrents
la Paix
creusant sa propre tranchée à la saignée des chemins de frise de la gorge

J’ai les doigts à danser dans la buée des larmes
détachés du bras, en contre-allée de l’estuaire à l’estran
Bien d’une résonance sourde regimbant le rivage embusqué
derrière le blindage des ouies
comme la peau-morte des peintures qui s’écaillent aux portes de la nuit
en battant des nageoires au large du néant
refusant au comptoir des sucriers de boire la facilité
dans un dernier vers aspiré par les pieds de nez

Déchirer la nuit
détricoter la côte de mailles
armure factice de brouillard
dans la lice d’un tournoi d’un présent courtois
dérivant de tables rondes en rondes de nuit
autour du spectre d’un graal
qui se consume dans l’extinction d’un soleil déchiré de mon retour de croisade

Cracher ce verdâtre glaire à la gueule des automates clonés agitant le ballet mécanique d’un Monde Moderne qui s’essouffle en pédalant dans un rêve pétrifié. A remonter le temps à contresens d’une humanité désarticulée conditionnée en kit, que d’ultimes soubresauts d’éoliennes tentent d’héliporter aux bornes des sept merveilles du Monde à bord du spatial vaisseau baptisé Atlantide.

Des majorettes obèses, la cuisse coincée entre deux tartines, remontent un hamburger après l’autre, la Parade dans le crash des acrobates du bug d’une impossible imitation de cour des miracles signée Botero.

Tu es là, sève en corps battante, que j’ente sans frapper à la fourche de ton ventre, un scion échappé d’une genèse de mon esprit chaviré, venu du bois dérivé des deux créoles de l’arbre de nos hé, loctogonevert que je vide comme un poison pour ne plus avoir la moindre idée que je fais mal en étant là.

Niala-Loisobleu – 26 Décembre 2017

 

Le Palimpseste


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Le Palimpseste

Les crapauds sont des étals d’âme, ils n’existent pas. Seuls des étangs, des mélopées… L’enfant instruit de l’amertume des bourgeons, l’enfant privé du lait
obscur, casse comme le verre. Une neige irréprochable récolle les sanglots, les éclats d’une telle assomption lunaire. Et la machinerie hilare du printemps s’affole,
s’expatrie…

Accoutré des lambeaux d’un crime perpétré par des mains étrangères sur un corps engourdi, tu progresses, tu déranges les clartés et les signes, tu trembles
dans l’éloge, tu meurs de sécheresse aux abords de la pyramide. Dedans, ta pesanteur, ton exégèse embaument. Le bonheur gronde, il l’ait nuit.

Il faut grandir avec douceur et démesure. Rajeunir les gouffres, parquer les rois, s’enorgueillir. Les fenêtres sauvages et les amours prostrées donnent sur un parfum

 Jacques Dupin
La rue aux magasins en quête de loueurs, à force de mener dans les zones commerciales, fait payer le stationnement bien plus cher. Les parkings sentent l’ennui des rapports paumés. On y voit passer des nostalgies de rencontres portant sur elles la différence de la foire à la corde, aux outils aratoires, au bétail dans le bleu cordial des blouses et du tope-là qui finissait à la taverne autour d’un verre de blanc. J’ai trouvé une mouette ayant siège au bout de la jetée. Dire son âge ne sert à rien, elle n’en a plus, elle est née le même jour que l’océan. Elle a vu les hordes vikings emboucher les estuaires à contresens. Son plus mauvais souvenir parle espagnol. Une pyramide inca cascadant du sang humain dans des coupes, en sacrifice au soleil. Ainsi quelque soit le bout par lequel on le prend, le manuscrit commença par être le recueil d’un aveu criminel. Mais on le recouvrit immédiatement d’une histoire évolutive où tous les hommes bouche bée se roulaient des pelles pour casser les cailloux du chemin. Ce qui transpire à insupporter est ce qui garde l’originel de l’histoire écrite de l’Homme.
Niala-Loisobleu – 2 Novembre 2017

Quelque soit le nibard du jour, j’halête


 Quelque soit le nibard du jour, j’halête

L’écho-musée que je suis en mon humble personne, se fend quotidiennement sans que ce soit besoin de journée du patrimoine. J’ai porte-ouverte toute l’année Grande, pas comme un soupire aïe.. Les politiques inventent n’importe quoi pour attirer la foule dans leur guêpier. A preuve, le médiocre Macron, qui s’entoure du préposé à la royauté, pour sortir une fausse affirmation historique à des mominards mis en scène par l’Elysée. Puisqu’on vit au tant du vrai manque, pourquoi prendrait-on garde à ne pas affirmer que du mensonge ? On aurait tort puisque le lambda modèle est suspendu au décolleté de l’info-star. Sourire, devant mes moustaches, ça c’est Loiso en personne, jamais ma bouche s’est déguisée pour une fellation de vrai. A confesse pas besoin d’une paroi entre deux voies, chez moi c’est direct. Avec la bonne tenue de langage d’un profond respect de  notre langue, dans toutes ses nuances, de la politesse, du tact, de la probité, qui font que le sado-crade-vulgaire n’est pas de mon trottoir. Monument historique je suis d’une vie riche d’évènements, de rencontres, de voyages, d’échanges, que d’humanité, en plus je fais rien payer aux autres, je rembourse une dette que je n’ai pas contractée.

Niala-Loisobleu – 17 Septembre 2017

 

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DEGOÛT DE SEL


DEGOÛT DE SEL

 

Des embruns dont tu éclaboussas les rives d’une chimère, j’émascule ton jardin sous la mer

Ô abyssales plongées.

Sable doré où les galets ricochent sur leurs rides pendant que l’oeil noir de l’anémone lascive joue l’ouverture de la marche nuptiale. Des enfants-morts-nés sortis des bocaux de l’Institut Médico-Légal, tiennent la traîne de cette fourbe pensée au sourire de circonstance. Le témoin de la mariée est assis au premier rang en qualité d’amant. Sur l’autel les bouquets jaunes ardents  soupirent à petits cris sous la garde du Suisse. Tout a été arrangé la veille chez le Notaire. La noce est conforme au rite trompeur du savoir-vivre.

Tournoie l’algue à tordre, ses fragrances s’essorent au buvard des phalanges

Doigts humectés couleurs coquillages, l’aplati d’un sein disparait sous l’aventure des ongles sales laissée aux aréoles tenues non sans peine par les bretelles molles

Surgi au-dessus de l’arène dans le  tonitruant  des cuivres

le râle sourd des ténèbres

Il entame la  musique qui sera avalée par abstinence. Je sors par la porte principale, face au soleil, la venelle est large.

Niala-Loisobleu – 3 Septembre 2017

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 22


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 22

CRAMOISIES ROSEURS

L’heure était à me glacer, dans ses sueurs froides, retenu sans défense aux draps froissés. Par le rayon du phare lunaire, les formes en s’agitant du dos sur le ventre, donnaient à la campagne un visage de remous du passé. Ces ombres, en même temps qu’elles me remettaient leurs images d’angoisse dans l’âge du présent, me faisaient entendre les hurlements de leurs instruments de torture. La nuit on perd plus facilement la victoire contre les assauts de ses mauvais souvenirs.Quand le grincement des roues fige ses rayons dans l’ornière, tout semble s’enliser. Le coeur saigne à ne rien s’y retrouver. Seuls les spectres de l’idée qui s’impose occupent tout le terrain de la pensée. En même temps que le sentiment fort crie au menteur, le loup carnassier mord dans le charnu de la confiance. Quel jour est-il donc du malheur, qu’hier se conjuguait à ne plus  savoir se mettre au présent. Le jour se fait brouillard sur le clair.  Où suis-je, où allons-nous mon vieux Gauguin, de quel cauchemar il me faut espérer pouvoir me sortir ?

L’Amour tombé des nues

Un samedi du moyen âge

Une sorcière qui volait

Vers le saba sur son balai

Tomba par terre

Du haut des nuages

Ho ho ho madame la sorcière

Vous voilà tombée par terre

Ho ho ho sur votre derrière

Et les quatre fers en l’air

Vous tombez des nues

Toute nue

Par êtes vous venue

Sur le trottoir de l’avenue

Vous tombez des nues

Sorcière saugrenue

Vous tombez des nues

Vous tombez des nues

Sur la partie la plus charnue

De votre individu

Vous tombez des nues

On voulait la livrer aux flammes

Cette sorcière qui volait

Vers le sabbat sur son balais

Pour l’ascension

Quel beau programme

Ho ho ho voilà qu’la sorcière

A fait un grand rond par terre

Ho ho ho quel coup de tonnerre

Il tomba d’l’eau à flots

Et l’eau tombe des nues

Toute nue

Éteint les flammes tenues

Et rafraîchi la détenue

L’eau tombe des nues

Averse bienvenue

L’eau tombe des nues

L’eau tombe des nues

Et la sorcière se lave nue

Oui mais dans l’avenue

L’eau tombe des nues

Qu’elle était belle la sorcière

Les présidents du châtelet

Les gendarmes et leurs valets

La regardaient

Dans la lumière

… et un éclair qui brille

Et c’est vos yeux qui scintillent

… et votre cœur pétille

Nous sommes sourds d’amour

Et nous tombons des nues

Elle est nue

Oui mais notre âme est chenue

Nous avons de la retenue

Nous tombons des nues

Sorcière saugrenue

Nous tombons des nues

Nous tombons des nues

Qu’on relaxe la prévenue

Elle nous exténue

Nous tombons des nues

Et je…

Mais tombe des nues

Tu tombes des nues

Le monde entier tombe des nues

L’amour tombe des nues

Et vive les femmes nues !

Robert DESNOS

(Recueil : « Les Voix intérieures »)

Ô Paul, se pourrait-il qu’aux Maldives aussi, les chiens fous qui gardent l’esprit sein aux belles vahinés, leurs mettent à l’idée des goûts de prothèse ? Une catastrophe écologique à faire mourir de vrai le Grand Jacques. Tenons-nous en dehors de la décadence, de toutes nos dernières forces vives. Oui, oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Niala-Loisobleu – 30 Août 2013

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Le jour en entrant par mon oeil droit, se retrouva l’ordre dans le flou. Posant les pieds hors de la tranchée du front où s’était déroulé mon combat intérieur, je fis chauffer l’atmosphère. En appelant  Arletty à l’ô, tel le Nord pour ne pas marcher sur la tête, comme cette nouvelle génération humanoïde qui n’a plus rien d’humain. Protester à juste titre pour 5 euros piqués à l’étudiant et applaudir ensuite au transfert footbalistique du siècle qui va octroyer au récipiendaire un salaire mensuel de 30 millions d’euros…mais c’est pas possible….je cauchemarde…que vous reste-t-il de conscience mes frères ?

Niala-Loisobleu è 5 Août 2017

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