D’UN TOI QUI PENCHE


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D’UN TOI QUI PENCHE

 

Par les lames du volet qui baille, des fins d’odeur quittent les draps de la nuit. A partir du menton le froid commence à se faire sentir. Un rêve en morceaux balance au bout de la lampe du plafond. Le miaou matinal d’un glissement de poils passe entre les jambes du portique du jardin. Sur la table non débarrassée, entre des assiettes et un verre renversé, la feuille vierge penche un oeil alléchant sur le plein et délié de l’encrier. Séduction, séduction, marmonne l’inspecteur du roman policier qui tient l’enquête en haleine sur la table de nuit. Les lunettes auront-elles suffisamment de vision pour faire avancer les questions qui dérangent ? Cette silhouette qui fuit quand je l’interpelle a des allures d’enfant qui se cherche. Une ronde en musique amène à rapprocher les mains pour danser au chant du coq qui a échappé à la broche du clocher. Si la lune ne veut pas quitter son coin de ciel, faut pas la chasser. Elle porte sur sa faucille le désir de couper la part du mauvais de la vie. Un rêve ne peut devenir un pêché malgré tout le danger qu’il présente pour la raison. L’idéal, voilà le noeud de la ficelle à laquelle le cerf-volant est accroché. Ce n’est pas la panacée d’un monde qui porte le mal sans jamais le soigner. Je vois malgré tout des embarcations prêtes à narguer les zoos. Ce qu’il restera toujours d’odeur dans ma mémoire ne pourra demeurer prisonnier derrière les grilles de l’indifférence. La hauteur des marches à franchir tient la rampe pour se tenir à l’écart  du vide. Et le peu de jasmin que je garde au né, arrive m’aime à passer par-dessus celle de la merde, comme la folle espérance jetée à la face des salopes du quotidien jamais à l’arrêt.

Niala-Loisobleu – 14 Janvier 2018

Cuando la pena cae sobre mí
Quand il tombe sur moi
el mundo deja ya de existir,
le monde cesse d’exister et,
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos
entre mes souvenirs
Para encontrar la niña que fui
Pour trouver la fille que j’étais
y algo de todo lo que perdí
et certains ont tout perdu
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos
entre mes souvenirs

Sueño con noches brillantes al borde
nuits lumineuses dorment avec le bord
de un mar de aguas claras y puras
une mer d’eaux claires et pures
y un aire cubierto de azahar.
fleur d’oranger et un air couvert.

Cada momento era especial
Chaque moment était spécial
días sin prisas, tardes de paz,
jours sans hâte, les soirées de la paix,
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos.
parmi mes souvenirs.

Yo quisiera volver a encontrar la pureza
Je nouveau trouver la pureté
nostalgia de tanta inocencia
nostalgie tant d’innocence
que tan poco tiempo duró.
qui a duré si peu de temps.

Con el veneno sobre mi piel
Avec le poison sur ma peau
frente a las sombras de la pared
ombres contre le mur
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos,
entre mes souvenirs,
vuelvo hacia atrás y busco
retour en arrière et regarder
entre mis recuerdos.
parmi mes souvenirs.

Y si las lágrimas vuelven
Et si les larmes de retour
ellas me harán más fuerte.
ils vont me rendre plus fort.

Liste de Grosse Commission


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Liste de Grosse Commission

Il parle de partir de l’autre côté de la mer
par l’autre trottoir des rivières
les rues des nuages
les caniveaux des plages
Partir sans bagages
juste une chemise de vent
et derrière un reste d’orée en plein centre d’une clairière
Il parle de partir
pour ne plus devoir traverser à vide
 
Il parle de partir
avec juste un refus dernier
un reste d’accent guttural opposé au chuintant
du sel marin dans les carreaux du tablier
plein de mauvaises herbes montrant le chemin buissonnier
une flèche au point de départ de l’arc–boutant des reins
trois cailloux c’est tout
les quatre éléments
du rauquement de Lascaux demeuré dans l’urne intime de la première Femme se refusant à l’accepter couvert

Il parle de partir
à la nage
en cerf-volant
en ultra-son
en baleine
en oie sauvage
en des seins tombés de l’aisselle des valeurs

jusqu’au Je Nous du fado

Il parle de partir ailleurs tiré

par les aboiements des chiens
riffant les six cordes d’un pucelage encorné par le feu électrique du toro, la prise de sang de l’indigné, la course de l’amputé du vétéran d’une guerre perdue d’avance, la jouissance du démuni à qui on a promis un CDI de gardien de harem, le crachat retrouvé de Boris avant l’obligation de la crémation, le goût de l’effacement dressant son humilité sur l’étable du festin orgiaque des nantis, l’arrêt de l’exploitation infantile dans les  spots pédophiles de la télé, le droit de disposer équitablement de son QI sans obligation canapé

et merde

de tout faire à la main, ses doigts où on veut, quand ils veulent, si l’ongle somme d’entrer dans la case pas hurler où est ma chasteté, aujourd’hui c’est ceinture, même si y m’harcèle pas que c’est juste que j’fais la gueule par principe

Il veut partir
Loin
Dispersé à l’éternité des parodies d’amour polygamiques et polygnathiennes pires que Pasteur aurait pu le sauver des os

Cette nuit debout sur la nouvelle-lune il a rêvé qu’il était mort. Cauchemar d’une société immature qui se vend au plus offrant. Ce soir je lui trouve la mine reposée, soulagé m’a-t-il semblé, comme un sentiment que le transit connaît quand il a pu…

Niala-Loisobleu –  19 Décembre 2017

 

Lopin Clopan 3


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Lopin Clopan 3

 

Comme il se rappelle, ce temps  où il s’élançait dans une autre jungle, le bambou devenu rotin pour se faire lien avec le lointain, sofa de son subconscient. Les jambes relevées ont rejoint la table de l’écarté. Plus besoin de lustre, on éteint tout alentour, la voûte céleste a le bon éclairage. Elle n’a pas que la blancheur de sa pureté, la fleur a le don de bouger l’immobile en déplaçant des volutes de parfums  différents. Le sol s’est mis au mouvement marin. C’est vrai que le feu à tomettes embarque au-delà du froid ces amphores aux huiles que le fruit de l’olivier a confondu aux pampres des collines en un nectar divin. Nous avons donné l’hospitalité aux  tendres étreintes. L’expression corporelle sait confirmer le prononcé des paroles. Souviens-Toi, les glycines qui tombaient du dais de lit comme elles t’allaient bien au teint. Dans la palette qui avait pris place dans mes délires, des chevaux sauvages jouaient avec les flamants roses d’un étang. Un groupe de noirs taureaux venu des oliveraies d’Estemadure faisait reculer les poseurs d’embûches de la corne. Un enfant qui s’était caché sous ta robe n’a pas pu retenir son rire jusqu’à trois. On lui a donné son p’tit-frère et sa p’tite-soeur pour qu’ils jouent ensemble. Et depuis tes seins n’ont cessé de se développer. Il reste que c’est ainsi que ce que je connais le mieux de Toi, c’est ce que le monde en ignore.

Niala-Loisobleu – 29 Novembre 2017

Osmose


Osmose En découpage la buée d’un désir passe entre deux planches tendre mousse posée sur la barbe d’une ronce où le passage d’un garenne a laissé de son odeur Il n’y a rien qui se perd hormis la percée du regard que l’on ne veut plus entendre. Jeter au dépourvu arrange. Pourtant là-haut le gardien […]

Qui suis-je sinon ce que je ne craie pas ?


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Qui suis-je sinon ce

que je ne craie pas ?

Tu viens de ces levés qui couchent la raison
et ses mi-graines
sous les ruades du sang de l’espoir

Muselant à la niche les clochers plantés sur les aiguilles
de la férule de Chronos
ne portant plus au poignet que le pouls de l’allant droit de vent

Libres espaces vers lesquels glisse ton ventre coque
que tu harponnes toutes cales ouvertes
au devant de ta propre découverte en boutant hors le scepticisme

Troussée des habitudes
usinées aux manufactures de guerre lasse
ficelant l’affranchissement d’un timbre sourd à l’éveil

L’interdit laissé aux gardes-fous du décor, saute élastique
tu voles alors de la couleur mimétique des marées montantes
en sel à la conquête de toi-même, évitant l’échouage des méduses de ton ombre

Des bois flottants noués aux orées de pontons ancrés
font étapes d’ile en île, faisant reconnaître
l’anonyme matricule par l’utopie salvatrice

Ce qui se touche a plus souvent  la nature du vide que ce qui rêve.

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 27


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 27

MON JARDIN D’ECRITURE 2

Il n’était je ne sais plus d’heure

Minuit, mi raisin, pleine figue

Debout retournée tu coulais

Chair sablier

Et sans regarder ailleurs je voyais là, ton intérieur

Dépouillé d’artifices

Calcaires en médiane d’une colline d’herbe haute

Glissades du pinceau trempé aux larmes d’une ondée

Humecté de la pâte d’un mamelon de pré-montagne

Frisson de la teinte fluide

Couleur broyée au pilon dans ton ventre mortier

Quel champ de tournesols

Quelle plaine pour nos greniers

Les doigts mélangés aux pigments tissent nos méandres

Sans s’attarder aux barrages du bois mort

Rejoindre la mer

Et voguer coquillage

Comme on va au bout de son rêve

Lèvres gonflées de la grand-voile d’un

« Je t’aime »

L’encre a gratté la palette

De sa plume en profilant la carène

Le tube s’est ouvert à remplir l’assiette du flot remontant

Appétit bleu sur canapé irisé

Les chênes-lièges nous ont jeté leurs bouées

Au moulin l’olive a graissé l’étrave

Je t’ai dit jetons nos peaux mortes, tu m’as donné le sein

Le tableau s’est offert à la marée

Plein de secrets descellés, de malles ouvertes au déroulement du rite

L’Art

Maître des Cérémonies

A conduit le thème aux mouvements des formes, par l’équilibre

de la

Lumière

Accueillant le concept

Immatérielle entreprise

Portée à quatre mains de l’autel du Nord

Au sud par la voix de sortie des brumes

Sous le règne de l’arbre, immémorial gardien

Autour duquel nous accomplissons le cérémonial

Pour nous entrer au coeur du mystère de la Beauté

Cette île d’Amour

Île est perdue

Eperdu

Et je ne saurais toujours pas plus d’heure qu’il est

Le tant de vivre à écrire les mots peints

Peut tromper son adresse au mauvais numéro d’un jour sans facteur

Qui a perdu le sommeil dans une bouteille à l’amer

Poste script t’Homme

D’une nuit où le charme s’est rompu d’un bout à l’autre d’une toile restée blanche

D’avoir subi

Une intrusion violant la bulle

Dans leurs flots

mes Noëls

traînent sur eux un froid

de

Styx

Niala-Loisobleu

29 Janvier 2014

Et si le brouillard est moins épais, c’est pas par la reconnaissance de leurs fautes que les autres y sont pour quelque chose. Qu’ils s’en mordent la langue et s’empoisonnent. Je tire l’échelle. Une nouvelle fois. Ce qui rampe ne s’envole que le temps de retomber en piqué. Hier la stupidité s’est promenée dans les rues sous la conduite responsable de parents grisés par une fierté déplacée.  Déguiser des innocents pour se faire reluire, c’est dégrader sa famille.. Le monde est devenu laid par une volonté provocatrice étrangère à la Nature. Abrités à l’intérieur des Récollets, les Gardiens de la Transe Mission, se sont montrés vigilants. D’une rencontre importante, une exposition prochaine va naître dans les mois à venir. C’est le Bon Jour pour aller faire dormir la cabane

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

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