IL ME SOUVIENT DU VIEUX PAYS


IL ME SOUVIENT DU VIEUX PAYS

Ô mer, ne reste-t-il que sable sur le sable
Pour écrire l’Histoire ? Ô mer sauvée des fables
Quelle écume, à nos pieds, se souvient du chaos ?

Les galets du soleil captent d’autres lumières
Les goémons frottent leurs insectes par milliers
Ce vieux pays en moi
Mais c’est toute la mer !
Le flux et le reflux imposent ma prière
Paysans et pêcheurs savent comment l’aimer.

Dites-moi, mes amis, ce pays vers la mer
Ce pays dans la mer, comment y revenir ?
Rebâtir sur le roc villages de naguère
Qui parle dans mon cœur soudain de rebâtir ?
Prendrai-je le chemin qui nous aide à mourir ?
Suis-je déjà trop loin sur la route éphémère ?

Une rivière va, son bruit blanc, sur les pierres.

Charles Le Quintrec

2934004a400c61d1238f01c6732a103f

Ta joue granite rose à la côte de mes yeux

mer au lointain qui tire à lui pour accoster

si tes pores n’existaient pas j’aurai péri, ne laissant qu’un reste en vague qu’on vient pour y baigner

je t’habite en claire

au travers d’une passe où l’algue déploie  couleur et parfum en un mouvement de coquille

A la pointe sauvage le chenal qui te divise en deux anse le seuil de la seule porte à vivre.

Niala-Loisobleu – 10 Mai 2018

 

CHEMIN DE PAS


901ff8d3bce1e4e1b2ee5ecb5b043348

CHEMIN DE PAS

Près du chemin ouvert

Et du bois sous la neige
La pointe qui soulève la nuit
La lampe veille

Sur le visage blanc les paupières baissées
Sur le mur découvert les volets refermés
Les ornières du sol se joignent
Le pont plus près
Les carrés tout autour

Les formes
Les objets
Le mystère des portes
On franchit l’émotion qui barre le chemin
Et sans se retourner on va toujours plus loin
La maison ne suit pas
La maison nous regarde
Entre deux arbres

sa chevelure rouge et son front blanc
Le silence s’attarde.

Pierre Reverdy

La Lampe


La Lampe

Fil amants

Un courant que nul ne peut couper les éclaire sur un chemin planté de pannes. Réverbères saccagés par des casseurs du petit matin.

Domino intact

Le contact demeure

Ce bateau qui drague les bancs de sable et la sale vase, ils l’ignorent. Ils ont embarqué sur le « Bleu qui marie » un transporteur d’amphores, gardien des Jarres.

Bon Jour soleil.

Niala-Loisobleu – 10/05/18

 

L’UN POUR L’AUTRE


L’UN POUR L’AUTRE

Ils sont faits l’un pour l’autre
Comme le ying pour le yang
Comme le goût pour la langue
L’un pour l’autre
Ils sont faits l’un pour l’autre
Comme le bleu pour la mer
Comme un Dieu pour la terre
L’un pour l’autre
Crève les yeux tellement c’est clair
L’un pour l’autre

Séparer Séparer Séparer Séparer
On ne le pourra jamais, oh non non
On ne pourra jamais les séparer
Séparer Séparer Séparer Séparer
On ne le pourra jamais, oh non non
On ne pourra jamais les séparer

Ils sont faits l’un pour l’autre
Dans la foule qui avance
Un regard qu’ils se lancent
L’un pour l’autre
Ils sont faits l’un pour l’autre
Dans un monde qui se perd
Un rayon de lumière
L’un pour l’autre
Crève les yeux tellement c’est clair
L’un pour l’autre

L’un pour l’autre
L’un pour l’autre
L’un pour l’autre

Passionnément les nuages
Même dans l’orage
La pluie les a lavés
Dans nos yeux comme une image
Du bonheur qui voyage