AUTREMENT


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 AUTREMENT

 

A l’aube, les yeux dans l’éboulis, le rai force
levier qui voit bien les cercles concentriques de l’épervier
il glisse à passer, en appui sur un minuscule caillou pour point de levage.

Le vent a sorti ses sorcières
un immense charivari claquemure, déracine et envoie les volets au rabat
corps à corps de l’allumage avec le coupe-circuit

Autrement ce qui oui fait non
l’ouverture tourne au double-tour
Autrement le soleil tombe à seaux
Autrement le baiser mord
Autrement l’arbre dressé s’abat de tout son long sur la voix
au tressauté de sanglots le sol déchire la clef de l’apporté

Et au bout d’une tuile romane l’arrondi se raidit à briser l’arêtier
un déversoir perforé de balles noie le chien dans le bond de son jeu
la marche-en-avant dévisse, désencordée de l’ascension
l’à-pic arrête le truc à plumes en haut du grand escalier

Autrement dit
Autrement fait
Le même geste a changé de sémaphore
Le même mot prend l’accent du tant qui fait

Autrement
assis sur le tapis
la main sur la manivelle
bleue
fait chanter la montée du chevalet
ô rangé
il était une foi les couleurs complémentaires…

 

En réponse: https://lireditelle.wordpress.com/

 

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2018

L’ÎLE


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L’ÎLE

Quand marchant dans l’épaisseur d’un rapprochement, par les trous qui se font dans la ramure, des bouts de ciel claquent au vent, des pensées fugaces cognent aux vitres. Un rideau se met à trembloter, as-tu vu passer la colombe, c’était virginal comme un besoin de se mettre à poil. Ce serait la façon de vouloir donner plus, qui précède le désir de donner tout. Rien soustraire, pas répartir ce qu’on se garde que pour soi et ce qu’on déclare partager. sans s’en départir.

Je regarde la respiration de ces chemins où je nage, marche et vole. Elle est pas accélérée où en apnée selon que je suis sur le long d’une orée ou au coeur de la clairière d’une écorce, au noeud des branches, sur la canopée, non partout l’équilibre de la respiration fait le balancier du fil sur lequel je marche. Parce que je ne vois rien d’autre que l’odeur de cet assemblage de senteurs.

Mon nez vit un chantier naval d’édifices qui tracèrent leurs épures dans la lumière des cathédrales. Nu, sans que la honte viennent brusquement jeter son voile noir sur la pureté. Île en vue. Je n’ai que du bleu pour la mer à peindre autour du jaune-soleil.

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2018

Natalia Lafourcade – Son Amores (Letra)


«Son De Amores»

Son De Amores (Ce Sont Des Amours)

Perdona si pregunto por como te encuentras,
Excuse-moi si je te demande comment tu vas,
Pero me han comentado que te han visto sola
Mais on m’a raconté qu’on t’a vue seule
Llorando por las calles en altas horas
Pleurant dans les rues à des heures tardives
Ay ! como las locas, locas, locas.
Ah ! Comme les folles, folles, folles.

Comentan que tu niño a ti te ha dejado,
On raconte que ton copain t’a laissée,
Que no existe consuelo para tanto llanto,
Qu’il n’existe pas de réconfort pour tant de pleurs,
Que sólo una amiga está a tu lado,
Qu’uniquement une amie est à tes côtés,
No llores más mi niña, niña, niña.
Ne pleure plus ma belle, belle, belle. (1)

[Estribillo 1]
[Refrain 1]
Son de amores,
Ce sont des amours,
Amores que matan,
Amours qui tuent,
Amores que ríen,
Amours qui rient,
Amores que lloran,
Amours qui pleurent,
Amores que amargan.
Amours qui rendent amer.
Son de amores,
Ce sont des amours,
Amores que engañan,
Amours qui trompent,
Amores que agobian,
Amours qui accablent,
Amores que juegan,
Amours qui jouent,
Amores que faltan.
Amours qui manquent.