Au puits allé


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Au puits allé

 

Alors que tremblant d’un baiser fortement sorti de mon âme, je regarde le bruit du vol d’un couple d’amoureux n’en faisant en corps qu’un seul.

L’arc d’un ciel se partage entre plusieurs hésitations, décidé j’ouvre côté jardin

Un bond de bras de tiges roides dans leurs bottes me saute

je suis pris

ah

de par tout

j’exulte

secoué

comme à la gaule quand on va au noyer porter secours

L’Atelier rit à gorge déployé, coiffé de la petite-culotte que le vent en la décrochant de l’accorde à linge, lui a bonneté jusque sous les oreilles

quelle traversée

les cathares m’ont ensorcellés

j’ai des visions de feu intérieur

il fallait bien qu’on me brûle, avec des idées pareilles, je subversive les limites du politiquement correct

A-t-on jamais vu un oiseau oser se montrer sans plumes pour prouver qu’il est bien androgyne ?

 

Niala-Loisobleu – 30 Avril 2018

 

15 réflexions sur “Au puits allé

  1. Tes toiles sentent la salive et les raisins sous le soleil
    Le vin cuit les branches sèches et le parfum des fruits
    Avec leurs feuilles comme des paumes en prière
    Pour le seul dieu de la clarté
    Ou pour le vol inexpliqué de guêpes et la tache déjà sur la chair d’une pomme
    Mieux qu’un crâne ce trou de ver pour dire la vanité
    Et que le temps nous est compté d’user nos bouches à des bouches…..

    Olivier Barbarant, Odes Au Caravage.

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