TITI ROBIN/ « Le goût du sel / La terre cet animal »


TITI ROBIN/ « Le goût du sel / La terre cet animal »

De la nuit que nous avions repoussé monta un bruit de chevalet qu’on manivelle. Semblable au drap qu’on va fouiller à tâtons à la seconde où les dernières chandelles ont fermé les yeux, pour la pêche au parfum que l’amour n’a pas en corps séché. Reste au creux de la couche le tressaillement animal des feulements. Le lions n’a rien dénoué. A travers seins il reste des poils en serpentins.Le fleuve suçote le marbre du Taj Mahal en brûlant les encens montant des pores. Cette sérénité est d’un érotisme qui transperce le post-it du frigide air, pas besoin d’un lexique et du recours au philtre, le lotus à sorti son bouton. Nous nous sommes animalement salé dans l’esprit du rite de la parade à plumes.

N/L 12:04:18

10 réflexions sur “TITI ROBIN/ « Le goût du sel / La terre cet animal »

  1. Amenant le jour d’un chant volant de branche en branche tu as tiré la lumière sur le vif Barbara. Signe que c’est pas dans le noir que la vie s’anime…quelle belle journée ton initiative a prise, merci, merci !

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  2. Tiens mes mains intendantes, gravis l’échelle noire, ô dévouée ; la volupté des graines fume, les villes sont fer et causerie lointaine.

    Notre désir retirait à la mer sa robe chaude avant de nager sur son cœur.

    Dans la luzerne de ta voix tournois d’oiseaux chassent soucis de sécheresse.

    Quand deviendront guides les sables balafrés issus des lents charrois de la terre, le calme approchera de notre espace clos.

    La quantité de fragments me déchire.
    Et debout se tient la torture.

    Le ciel n’est plus aussi jaune, le soleil aussi bleu.
    L’étoile furtive de la pluie s’annonce.
    Frère, silex fidèle, ton joug s’est fendu.
    L’entente a jailli de tes épaules.

    Beauté, je me porte à ta rencontre dans la solitude du froid.
    Ta lampe est rose, le vent brille.
    Le seuil du soir se creuse.

    J’ai, captif, épousé le ralenti du lierre à l’assaut de la pierre de l’éternité.

    «Je t’aime », répète le vent à tout ce qu’il fait vivre.
    Je t’aime et tu vis en moi.

    René Char

    C’est-celui-ci qui m’est venu à l’esprit…

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  3. Ce soir est une respiration de manège, le moment où les chevaux boivent un saut de rires des enfants qu’ils ont fait galoper. Les autobus, camions de pompiers et nacelle tapis-volant se mette en stationnement. Et tout ça pour avoir le temps de regarder le grand-bassin où voguent les bateaux blancs sur l’eau bleue…excuse-moi ça repart…
    Merci lesfaitsplumes.

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