8 réflexions sur “PICTURAL DES SEINS

  1. A BABORD

    Le port

    Pas un bruit de machine pas un sifflet pas une sirène
    Rien ne bouge on ne voit pas un homme
    Aucune fumée monte aucun panache de vapeur
    Insolation de tout un port

    Il n’y a que le soleil cruel et la chaleur qui tombe du ciel et qui monte de l’eau la chaleur éblouissante

    Rien ne bouge

    Pourtant il y a là une ville de l’activité une industrie

    Vingt-cinq cargos appartenant à dix nations sont à quai

    et chargent du café
    Deux cents grues travaillent silencieusement (A la lorgnette on distingue les sacs de café qui voyagent

    sur les tapis-roulants et les monte-charge continus
    La ville est cachée derrière les hangars plats et les grands

    dépôts rectiïignes en tôle ondulée)
    Rien ne bouge
    Nous attendons des heures
    Personne ne vient

    Aucune barque ne se détache de la rive
    Notre paquebot a l’air de se fondre minute par minute

    et de couler lentement dans la chaleur épaisse de se

    gondoler et de couler à pic

    Blaise Cendrars

    Ma douée
    m’écriai-je
    je tenais ses bouées
    je fus sauvé
    d’un tut-tut
    nous appareillâmes
    Merci Barbara.

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