VERS LA SERENITE


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 VERS LA SERENITE

Ah les jeux d’eau ça ne laisse pas sec, j’éclabousse, plus un poil de sec, la machine en tousse de toute part, que mon doigt amateur d’échanges peut plus suivre pour trop de lenteur. Une averse, un rayon de soleil, tous les 1/4 d’h, es-tu là, bien sûr je fais qu’ça à repousser les effets du crabe, trouver le taxi conventionné, l’ambulance, le médicament qui faut aller chercher, l’arrivée d’une nausée, putain la chimio. On me trouve nerveux, un bain c’est vrai ça détend, enfin…Tout à coup ça se vide. Je lâche la rampe, l’esprit au fond de la trappe au tigre. Rugis, chasse au fauve. Renifle. Clic, sortie de ben, fais gaffe tu dégoulines, sors dans le jardin et pas pour du peint, la poésie a glissé sur la savonnette. Ouf un banc, vais pouvoir m’a seoir ? Puis trouver le bon arbre où disparaître au fond du trou du cul du monde, les yeux sans voix, peau contre peau, gravité retrouvée…Si on caressait le chien, putain que j’aimerai bien.

N-L – 10/04/18

 

GRAVITE


On dirait ses lèvres ce qui a bougé, qu’à part moi et ma sensation d’avoir compris, personne s’en est aperçu. Depuis le temps, j’admets que la relativité c’est du domaine scientifique. Le contraire de la poésie, si c’est pris au 1er degré. Derrière l’écran de fumée que d’idées reçues sont télévisées. Quand elle s’appuya à la cheminée en revanche je ne vis rien de tel. Un peu trop d’inquiétude c’est vrai, mais le grave est un sentiment qui, pris au sérieux, a du mal à se dessaisir de la peur de l’imposture du quotidien. L’éclat ne s’apprend pas, c’est inné. Leurs jambes de verdure, à l’androgyne et l’enfant vont comme des maisons-arbres au dépassement de la porte close vers la Sérénité.

N-L – 10/04/118

  TRAIN DE PLAISIR


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TRAIN DE PLAISIR

Autour de Pâques quand j’étais gamin on nous purgeait. J’en garde un autre souvenir que le lavage des pieds, faut dire que je sors pas d’une tradition de faux-culs. Ceci m’amène à voir en observant le paysage de cette journée, que le printemps c’est devenu qu’un grand magasin. Le bonheur des dames ?  Voilà une question bien libidineuse où autant de pissenlits que de roses se baladent dans un sacré démêloir. Dupin parle de l’herbe des rails. Métaphore puissante qui me traverse au riant express. Dans le compartiment d’une voiture de 1ère, un prince d’Apollinaire,  gamahuche une donzelle à la babasse foraine plus poilue que la femme dite à barbe, pendant qu’un homme d’armes lui transperce le fondement de sa lance. Comme quoi d’une purge à l’autre l’espace se déplace dans le même type de véhicule. Seulement dans tout ce qui est censé s’améliorer par l’assainissement, force m’est donné de constater que plus on avance plus on recule. J’en veux pour exemple: les trains de Guillaume face à la SNCF. Ils avaient un charme qui slavait autrement. Mais ça comme dirait Afflelou, c’était avant, que le Président d’une République basée depuis la loi de 1905 sur la laïcité, fasse du gringue à l’église catholique en lui disant qu’on est injuste à son égard et qu’on va voir à modifier ça.

Niala-Loisobleu – 10 Avril 2018