9 réflexions sur “RETINIENNE 

  1. Elle est debout sur mes paupières
    Et ses cheveux sont dans les miens,
    Elle a la forme de mes mains,
    Elle a la couleur de mes yeux,
    Elle s’engloutit dans mon ombre
    Comme une pierre sur le ciel.

    Elle a toujours les yeux ouverts
    Et ne me laisse pas dormir.
    Ses rêves en pleine lumière
    Font s’évaporer les soleils
    Me font rire, pleurer et rire,
    Parler sans avoir rien à dire.

    Paul Eluard

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    • LA VOIX DANS L’INTERVALLE

      Peut-être devons-nous parler encore un peu plus bas,

      De sorte que nos voix soient un abri pour le silence ;

      Ne rien dire de plus que l’herbe en sa croissance

      Et la ruche du sable sous le vent.

      L’intervalle qui reste à nommer s’enténèbre, ainsi

      Que le gué traversé par les rayons du soir, quand le

      courant
      Monte jusqu’à la face en extase des arbres. (Et déjà dans le bois l’obscur a tendu ses collets,
      Les chemins égarés qui reviennent s’étranglent.)
      Parler plus bas, sous la mélancolie et la colère,
      Et même sans espoir d’être mieux entendus, si vraiment
      Avec l’herbe et le vent nos voix peuvent donner asile
      Au silence qui les consacre à son tour, imitant
      Ce retrait du couchant comme un long baiser sur nos
      lèvres.

      Jacques Réda

      Merci Barbara.

      Aimé par 2 personnes

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