En barque à scions…


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En barque à scions…

Hâlé des reins du cheval qui laboure

par chemin du bois

écrire de foins coupés

doigts dans l’odeur

à hurle vent debout

et l’écoute à deux mains

qu’aujourd’hui tire bord à bord – loft pour loft – putain de vague scélérate qui fait mal…J’orbe estourbi sans la tiare du balcon qui va tiquant, bon dieu sous la soutane il doit bien rester assez d’orties pour qu’elle me fasse voir son visage qui signerait de visu le tam-tam qui cogne dans ma poitrine

la clef forge le mécanisme de l’apporte

Niala-Loisobleu – 26 Février 2018

 

5 réflexions sur “En barque à scions…

    • ÉCOUTE, DANS LE JARDIN…

      Écoute, dans le jardin qui sent le cerfeuil, chanter, sur le pêcher, le bouvreuil.

      Son chant est comme de l’eau claire où se baigne, en tremblant, l’air.

      Mon cœur est triste jusqu’à la mort,

      bien que de lui plusieurs aient été, et une soit — folles.

      La première est morte.
      La seconde est morte; — et je ne sais pas où est une autre.

      Il y en a cependant encore une qui est douce comme la lune…

      Je m’en vais la voir cet après-midi.
      Nous nous promènerons dans une ville…

      Ce sera-t-il dans les clairs quartiers de villas riches, de jardins singuliers ?

      Roses et lauriers, grilles, portes closes ont l’air de savoir quelque chose.

      Ah! si j’étais riche, c’est là que je vivrais avec
      Amaryllia.

      Je l’appelle
      Amaryllia.
      Est-ce bête!
      Non, ce n’est pas bête.
      Je suis poète.

      Est-ce que tu te figures que c’est amusant d’être poète à vingt-huit ans ?

      Dans mon porte-monnaie, j’ai dix francs

      et deux sous pour ma poudre.
      C’est embêtant.

      Je conclus de là qu’Amaryllia m’aime, et ne m’aime que pour moi.

      Ni le
      Mercure ni l’Ermitage ne me donnent de gages.

      Elle est vraiment très bien
      Amaryllia, et aussi intelligente que moi.

      Il manque cinquante francs à notre bonheur.
      On ne peut pas avoir tout, et le cœur.

      Peut-être que si
      Rothschild lui disait :
      Viens-t’en…
      Elle lui répondrait :

      Non, vous n’aurez pas ma petite robe, parce que j’en aime un autre…

      Et que si
      Rothschild lui disait : quel est le nom de ce… de ce… de ce… poète?

      Elle lui dirait : c’est
      Francis
      Jammes.
      Mais ce qu’il y aurait de triste en tout cela :

      c’est que je pense que
      Rothschild ne saurait pas qui est ce poète-là.

      Francis Jammes

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