DE LA GRANDEUR DU VIDE


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DE LA GRANDEUR DU VIDE

En pile ou en détails, comme des bras co-liés, dans le ruban par lequel les mots à la suite se bloquent, alors que glisse la clef qui garde le t’aime  huilé. La rose-jaune tourne aux contorsions des alyscamps qui balancent entre-deux zoos. J’ai vu revenir Vincent d’un enfermement glacial. Ma tête folle s’est jetée sur la paille de la chaise pour s’enfoncer l’oreille de Paul au fondement du crime, en arriver à cet extrême ramène insupportablement au coeur de l’ordinaire quotidien. Ses salades composées mises en avant à tous les repas. Bel animal sauvage que la cage matte aux cris. Un reste d’odeur fauve exhale de temps à autre l’idée qu’on en a gardé ou l’image qu’on s’en fait. La notice donnant deux options d’emploi selon la conviction et le doute qu’on peut avoir de soi, par devant nos taires ou par derrière l’église. La voix geint et rit, attendant la preuve que seul l’écho porte en lui mieux que la part du pauvre. Des cailloux, voilà c’est ça, il faut trouver  le moyen de faire la part entre ceux qu’on a posé et ceux que l’on a reçu. Et puis s’enhardir à en semer de nouveau. L’amour quand il danse sur le fil rouge a le flou de la vapeur et la fascination de l’arbre en fleurs déminé du serpent. Que conclure de l’absence ? A moins de revenir au début trier le faux du vrai, le vide en grandissant n’éclaire qu’en clair-obscur, l’essentiel en a toujours été en pleine lumière. Lueur des bougies, sur la blancheur où les ombres grandissent en fondant. Les regrets ça ne fait que faire reculer plus avant. Nous voici vers la fin de l’hiver, le pont du printemps est déjà en vue, comment sera la rivière à l’embarcadère pour l’autre bout de la nuit ? Quelque soit la situation, l’herbe tremble toujours de la même émotion végétale. Peut-être devrais-je entendre avec mon oeil qui habite l’inconnu, en remontant l’aqueux que la vague fait aller-et-venir, mais il me paraît bien moins hasardeux de faire confiance à mon intuition. T’as du nez Coco, renifle dans ton cartable…

Niala-Loisobleu – 7 Février 2018

11 réflexions sur “DE LA GRANDEUR DU VIDE

  1. TAHAVI

    Tahavi va au vide.
    Tahavi déteste le vide.
    C’est l’horreur de
    Tahavi que le vide.
    Mais le vide est venu à
    Tahavi.

    Le
    Voile Énorme, il ne l’a pas repoussé.
    Il n’a pas pu repousser le
    Voile Énorme.

    A dix ans il avait soixante ans.
    Ses parents lui parurent des enfants.
    A cinq ans il se perdait dans la nuit des temps.


    Il s’est oublié dans une fourmi.
    Il s’est oublié dans une feuille.
    Il s’est oublié dans l’ensevelissement de l’enfance.

    Tahavi n’a pas trouvé son pain.
    Tahavi n’a pas trouvé son père.
    Tahavi ne trouve pas son père dans les larmes des hommes.


    N’a pas accepté,
    Tahavi.
    Ayant reçu n’a pas gardé.
    Par la porte, par la fenêtre,
    Tahavi a rejeté.

    Par la volonté appuyée sur le souffle, par la pensée sans souffle, par son démon, tahavi

    A
    REJETÉ.

    Henri Michaux

    T’as à vie en poignets Barbara et du rai de chaussée au p’tit 6ème c’est pas Babylone !

    Aimé par 1 personne

    • Un soir comme aux Baux, dans la quantité du creux, matrice naturelle, je n’avais que cigales pour recours. J’ai cherché le promontoire de fortune. Mon Cœur alors m’a fait la courte-échelle pour que je vois les choses comme…tiens un bon soir Barbarasolei….

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  2. Il avait rêvé d’une chambre sous les toi, les violons des valses de vienne que pourra, des pochettes-surprises vainqueuses du 1er range et + encore, seulement voilà il a fait sous vide un kit chez Ikéa…
    Merci
    Sisyphus47

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  3. Une fin comme une autre

    (ou une mort en poésie)

    Si tu savais comme je lutte de tout mon souffle
    contre la malédiction de bâtiments qui craquent
    telles ces forces de naufrage qui me hantent
    tel ce goût de l’être à se défaire que je crache

    et quoi dire que j’endure dans toute ma charpente
    ces années vides de la chaleur d’un autre corps
    je ne pourrai pas toujours, l’air que je respire
    est trop rare sans toi, un jour je ne pourrai plus

    ce jour sera la mort d’un homme de courage inutile
    venue avec un froid dur de cristaux dans ses
    membres
    mon amour, est-ce moi plus loin que toute la neige
    enlisé dans la faim, givré, yeux ouverts et brûlés

    Gaston Miron

    Merci tracesdusouffle

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