Argentina Santos | Naquela noite em Janeiro


Quand tu t’attrapes les murs d’une voix qui a plusieurs 6 cordes à la guitare, tu t’appuies à la porte, reprends ton souffle et repars aux conneries. L’amour en quête comme la seule éternité qui soit…

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

Aujourd’hui, 6 février, Argentina Santos a 92 ans. Elle n’est plus en activité.

L’une des plus grandes voix du fado n’aura laissé que peu d’enregistrements sonores — et quelques témoignages vidéo, filmés sur le tard. Elle déploie dans ce Fado Acácio (du nom de son compositeur Acácio Gomes) sa science incomparable, stupéfiante, de l’ornementation.

Argentina Santos | Naquela noite em Janeiro. Francisco Ribeirinho, paroles ; Acácio Gomes, musique (Fado Acácio).
Argentina Santos, chant ; Armandino Maia, João Alberto, guitare portugaise ; José Maria de Carvalho, guitare ; Pedro Machado, basse acoustique.
Portugal, 1978.

Naquela noite em Janeiro
A subirmos a minha escada
Quando desceste era dia
Bem sabes, foste o primeiro
Que aquela porta fechada
Abriu à minha alegria
Ce soir-là de janvier
Nous avons gravi mon escalier
Tu ne l’as descendu qu’au matin
Tu le sais, tu étais le premier
À ouvrir…

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Le Pâté d’Encre


Rue de Verneuil

L’Epaté d’Encre

Quand le bois cassa, bruit de maternité qu’on arrache d’une première respiration abordée, ce qui était écrit suivit en naufrage

à la ligne

l’encre flottante tiendra, tiendra pas au balancement du bouchon

le creux de la vague scélérate semble trop mouvant pour tenir à la toise

l’épaté de l’attache d’encre

Sergent-Major choisira le buvard rose-culotte ou vert billard, un  porte-plume a toujours le choix des armes…

Niala-Loisobleu – 6 Février 2018

LE CŒUR PAR DÉFAUT


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LE CŒUR PAR DÉFAUT

Une fleur de givre entre deux rafales
Ne l’arrête pas.

Ô cendre éprise sous la langue,
Brèche dans l’horizon!

Entre ce roc bondé d’étoiles et son sosie le gouffre,
L’édifice du souffle est une seconde prison.

A la place du cœur

Tu ne heurteras, mon amour, que le luisant d’un soc

Et la nuit grandissante.

Jacques Dupin

TOMBE LA NEIGE


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TOMBE LA NEIGE

Rien qu’à penser aux pieds nus posés sur le fil, alors que le balancier gelé reste immobile, ça pose des questions existentielles. Si ce n’était que celui de la francomtoise, cette pendule qu’à le cul plus large que les épaules, j’m’en foutrais comme ducas d’quarante, vu que mis en exode l’heur ne sert plus à grand-chose. Imagine alors que juxtaposer un état à un autre ça branle sec, rendant tout moins cool hissant, et pas de psy sur le trottoir, sortir le livarot, le rouge et le pain me semble mieux indiqué.

D’ailleurs toute cette blancheur qui commence à tomber finira par déguelasser, aussi bien qu’à lasser. J’viens d’jeter un oeil aux deux hors, brrrrr, j’en ai pas rentrer un seul, je les ai laissé jouer au patin à glace dans la fontaine. Rassuré, l’eau est coupée. Tiens serre m’en un autre. Dois bien m’rester un Béru dans l’armoire, rangé entre deux nuisettes, des jarretières et quelques culottes fendues de ce sourire qui dresse l’attention en faisant fondre la tristesse, à défaut d’éradiquer la bassesse.

Sur un air de tango, ton pétoulet acte en mains ma Muse, pas de danger, si on glisse c’est sur le parquet. C’est pas comme ces mauvais jardiniers qui se ramassent dans leur bave. Y a pas à dire si t’aime la constance dans la compagnie, ce site est tout sauf garanti…Mais te reste le choix du cap…

Illustration : Après-rasage dans la neige

Niala-Loisobleu – 6 Février 2018