ADIEU


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ADIEU

La lueur plus loin que la tête

Le saut du cœur
Sur la pente où l’air roule sa voix les rayons de la roue le soleil dans l’ornière

Au carrefour près du talus

une prière
Quelques mots que l’on n’entend pas
Plus près du ciel
Et sur ses pas

le dernier carré de lumière.

 

Pierre Reverdy

LA CHASSE A COURRE


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LA CHASSE A COURRE

C’est la faute au cor de chasse
Qui s’enivre à sa voix.
C’est la faute au vent des races
Qui n’ont pas la même foi.

Ce petit meurtre délasse
L’amazone au tendre cœur.
Que veux-tu que ça lui fasse
Tout ce rouge des piqueurs ?

Si la poursuite harasse
La bête au front de corail.
Que veux-tu que ça lui fasse
A l’amazone : un bétail ?

Et c’est la faute aux abois
De cent gueules perspicaces.
C’est la faute aux saines lois
Des terres, des ciels voraces.

Que l’entraille se dénude
Pour la meute qui glapit
Si ce goût de chair prélude
Aux festins du paradis.

Tout ça pour le prix léger
D’un gibier qui meurt en gloire :
Il faut des chairs à manger,
Il faut du sang pour l’histoire.

Seul contre tous, ô faconde.
Bravant chiens, chevaux, chasseurs.
Et qu’il gagnât, fut. mes sœurs.
Contraire aux pivots du monde.

Moi. je dis que tout est bien :
La dent veut de la carcasse.
On est du parti des chiens.
C’est la faute au cor de chasse.

Géo Norge

LA CORRIDA


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LA CORRIDA

Je me souviens de cette paille
Qu’un tendre jour m’avait cédé
Un cheval âpre et décidé
Qui s’en allait les yeux bandés
Faire hommage de ses entrailles

Jules Supervielle

 

 

Ah oui le borgne

celui-là qui se pissait d’ssus

il a fini par se prendre le moulin, les ailes, le Don, Rossinante et la Mancha

en pleine gueule à force de croire comme un enfant aux grandes Histoires…

N-L – 05/02/18

 

Tes doigts en sont maculés conception


 

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Tes doigts en sont maculés conception

 

L’émotion trop forte

les yeux peuvent dirent dans une langue de bouche

touche

tu ne rêves pas, tu peins clair l’espoir des nuits à chercher

le jour dernier d’un tant manquant dépassé

tu rêves à croire c’est vrai ce que tu vois

Tes doigts en sont maculés conception

Les rizières de Bali, le lac Inlé et la plaine des Temples en Birmanie m’ont ancré cette identique impression d’atteinte, de présence, d’aboutissement, de concrétisation…cet instant de détachement absolu du misérablement laid par le néant..la quête nitzschéenne sans la retraite de montagne

en dehors du détail marchand du politiquement correct mis en appât dans l’objectif numérique

instant où l’élément en vigueur vient s’offrir, se donner à tenir, à embrasser, à vivre l’Acte

parler dans son attente, dire dans le présent j’y suis, je ne sers à rien et je m’y efforce utile, sans la technique de la couche

la peinture m’a privilégié ces moments intenses en me permettant de ne pas désespérer de l’Amour…je suis vivant je peux mourir…

 

Niala-Loisobleu – 5 Février 2018

 

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Ainsi soit-il – Série In Temporalibus –

1983 – Niala

Huile s/toile 195×130 – Musée Ville de Cognac

(Oeuvre causée par la crue de 1982 où Niala perdit sa maison et tout son contenu)

 

 

A la cloche qui devrait sonner


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A la cloche qui devrait sonner

 

Non

c’est ni et encore moins

juste plus

on doit plus être loin de la récréation

ferme la prose de poésie

pendant que j’ai les mains bleues

rendez-vous dans la cour

grille des mots croisés

3° marronnier

entre l’arc et la flèche

du jet de l’accorde à s’hôter

 

Niala-Loisobleu – 5 Février 2018

 

ENTRE L’ÂME ET L’ENCRE


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ENTRE L’ÂME ET L’ENCRE

Bonnes gens, voulez vous savoir
Où se trouve le bonheur du soir
Je sais ! Je sais ! Polissons !
Il est, moi je vous dis que non
Le bonheur, j’en ai fait mon devoir
Et je veux sage, vous le faire savoir

Et je trempe mon âme, dans l’encre
Encre de mes mots qui vous ancre
Dans les étoiles, de la nuit, ô merveilles
Car je sais que là, on les surveille, les veille
On bonifie leur beauté, pour éviter chancre
Quand entre l’âme et l’encre, on les échancrent

Voilà pourquoi chaque jours mon esprit
Jette à votre lecture, l’encre de son plus beau dit
L’amitié là, n’est plus à désespérer
Un lien de poésie que l’on noue à satiété
Pour ne plus oublier, que nos yeux réjouis
Flirtent avec leur bonheur, toujours hardi

O ma passion, toi poésie laisse-moi
Toujours venir voyager, sous leur toit
La délicatesse, la finesse, la gentillesse
Est leur caractère, comme grande noblesse
Vous n’aurez d’yeux, que pour avoir émoi
Du beau, encore plus beau, signe de leur bonne foi
Alors fouillez, fouillez là, le bonheur offre sa joie.

François Creteau