De l’écurie à l’abattoir marin


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De l’écurie à l’abattoir marin

Monte à cru. Du clavier de mon chemin partent les pas de mon cheval. Hypocampe chevauchée portée, les deux mains sur la tête, dans la fureur des vagues. Les trompettes du Cap de Bonne Espérance lancent le défi du tournoi. En lice le fracas des rames qui déraillent dévisse l’armure. Pied écrasé sur l’accélérateur, l’armada éperonne des deux dans le virage des Hunaudières. Est-on maître de ces dernières 24 h ?

 

Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle
je ne peux pas
même si le cri s’étrangle dans ma gorge
même si la haine éclate crépite brûle
sous des montagnes grises
et des montagnes grises

Je ne peux ajourner cette étreinte
qui est une arme au double tranchant
d’amour et de haine

Je ne peux rien ajourner
même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules
même si tarde l’aurore indécise
je ne peux remettre ma vie à un autre siècle
ni mon amour
ni mon cri de libération

Non je ne peux ajourner le cœur.

Antonio Ramos Rosa (Poème)

A vivre la dangerosité des hommes, il parait impossible de croire que la crête des Vosges reste toujours bleue. Mais je sais qu’il faut, sans en réclamer la présence, savoir que là où l’amour existe vraiment, c’est là que ça fait le plus mal pour que ça empêche d’être béat. Nos silences connus nous ont plus réunis qu’une présence ignorée. Le jour où tu as ouvert les lèvres pour me l’écrire, tu m’as dit que cet Amour là était insubmersible parce qu’il était vibratoire. Si l’on avait gardé le nombre de jours arrachés à son calendrier on pourrait avoir une immense flottille de bateaux en papier. Pendant les heures où tu restes invisible, je ne me cache pas, je te passe-muraille dans tous tes endroits de présence. Rien n’est plus facile que de me cacher sous ta robe, puisque tu ne portes jamais de cadenas. Dans le couloir de ta gorge ma langue glisse l’air pour ta respiration qui vient se recycler dans mes poumons. Nous ne reviendrons jamais en arrière. Toi et moi sommes le m’aime fleuve allant à la même mer. Les grands poissons marins ne sont pas à l’abri des sirènes, sauf ceux qui vont à l’ambre. La soupe de requin à l’aileron de dauphin va aux pieds chaussés de bébé-phoque. Aussi Nous resterons nus dans notre creux réciproque.

Niala-Loisobleu – 15 Octobre 2017

8 réflexions sur “De l’écurie à l’abattoir marin

  1. C’est folie que d’avoir l’approche de la sagesse. A partir du moment où le sens que l’on donne aux mots se tait de toute hérésie. Le bavardage du fait qu’il ne fait que s’écouter, n’entends rien qui corresponde au brouhaha d’une syntaxe erronée.
    Merci iotop.

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