CE PEINT TEMPS


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CE PEINT TEMPS

Le livre de la pauvreté et de la mort

(Paris, 1902)

Je suis peut-être enfoui au sein des montagnes

solitaire comme une veine de métal pur;

je suis perdu dans un abîme illimité,

dans une nuit profonde et sans horizon.

Tout vient à moi, m’enserre et se fait pierre.

Je ne sais pas encore souffrir comme il faudrait,

et cette grande nuit me fait peur;

mais si c’est là ta nuit, qu’elle me soit pesante,

qu’elle m’écrase,

que toute ta main soit sur moi,

et que je me perde en toi dans un cri.

Toi, mont, seul immuable dans le chaos des montagnes,

pente sans refuge, sommet sans nom,

neige éternelle qui fait pâlir les étoiles,

toi qui portes à tes flancs de grandes vallées

où l’âme de la terre s’exhale en odeurs de fleurs.

Me suis-je enfin perdu en toi,

uni au basalte comme un métal inconnu?

Plein de vénération, je me confonds à ta roche,

et partout je me heurte à ta dureté.

Ou bien est-ce l’angoisse qui m’étreint,

l’angoisse profonde des trop grandes villes,

où tu m’as enfoncé jusqu’au cou?

Ah, si seulement un homme pouvait dire

toute leur insanité et toute leur horreur,

aussitôt tu te lèverais, première tempête de monde,

et les chasserais devant toi comme de la poussière_

Mais si tu veux que ce soit moi qui parle,

je ne le pourrai pas, car je ne comprends rien;

et ma bouche, comme une blessure,

ne demande qu’à se fermer,

et mes mains sont collées à mes côtés comme des chiens

qui restent sourds à tout appel.

Et pourtant, une fois, tu me feras parler.

Que je sois le veilleur de tous tes horizons

Permets à mon regard plus hardi et plus vaste

d’embrasser soudain l’étendue des mers.

Fais que je suive la marche des fleuves

afin qu’au delà des rumeurs de leurs rives

j’entende monter la voix silencieuse de la nuit.

Conduis-moi dans tes plaines battues de tous les vents

où d’âpres monastères ensevelissent entre leurs murs,

comme dans un linceul, des vies qui n’ont pas vécu

Car les grandes villes, Seigneur, sont maudites;

la panique des incendies couve dans leur sein

et elles n’ont pas de pardon à attendre

et leur temps leur est compté.

Là, des hommes insatisfaits peinent à vivre

et meurent sans savoir pourquoi ils ont souffert;

et aucun d’eux n’a vu la pauvre grimace

qui s’est substituée au fond des nuits sans nom

au sourire heureux d’un peuple plein de foi.

Ils vont au hasard, avilis par l’effort

de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,

et leurs vêtements s’usent peu à peu,

et leurs belles mains vieillissent trop tôt.

La foule les bouscule et passe indifférente,

bien qu’ils soient hésitants et faibles,

seuls les chiens craintifs qui n’ont pas de gîte

les suivent un moment en silence.

Ils sont livrés à une multitude de bourreaux

et le coup de chaque heure leur fait mal;

ils rôdent, solitaires, autour des hopitaux

en attendant leur admission avec angoisse.

La mort est là. Non celle dont la voix

les a miraculeusement touchés dans leurs enfances,

mais la petite mort comme on la comprend là;

tandis que leur propre fin pend en eux comme un fruit

aigre, vert, et qui ne mûrit pas.

O mon Dieu, donne à chacun sa propre mort,

donne à chacun la mort née de sa propre vie

où il connut l’amour et la misère.

Car nous ne sommes que l’écorce, que la feuille,

mais le fruit qui est au centre de tout

c’est la grande mort que chacun porte en soi.

C’est pour elle que les jeunes filles s’épanouissent,

et que les enfants rêvent d’être des hommes

et que les adolescents font des femmes leurs confidentes

d’une angoisse que personne d’autres n’accueille.

C’est pour elle que toutes les choses subsistent éternellement

même si le temps a effacé le souvenir,

et quiconque dans sa vie s’efforce de créer,

enclôt ce fruit d’un univers

qui tour à tour le gèle et le réchauffe.

Dans ce fruit peut entrer toute la chaleur

des coeurs et l’éclat blanc des pensées;

mais des anges sont venus comme une nuée d’oiseaux

et tous les fruits étaient encore verts.

Seigneur, nous sommes plus pauvres que les pauvres bêtes

qui, même aveugles, achèvent leur propre mort.

Oh, donne nous la force et la science

de lier notre vie en espalier

et le printemps autour d’elle commencera de bonne heure.

Rainer Maria Rilke

Présence contrecarrée, quelque chose d’inhabituel étouffe la raison profonde qui m’a jusqu’ici tenue là vif au combat. Il manque à ce magique avènement ce qui l’induit normalement par effet de cycle. En lui, est un élément contraire qui abolit sa nature même et l’entraîne au gouffre, s’est glissé . Je n’ose….et pourtant dans ce désordre ambiant qui anémie la terre entière, il se pourrait que l’annonce me soit plus personnelle… entends-je les trompettes, le dernier-faire part que ma révolte de vivre ne pourrait repousser des quatre fers ?

Ma richesse de la vie, certes, n’accepte pas la pauvreté de la mort mais quand c’est l’heurt c’est plus l’heur. Si la cloche a sonné le bout du couloir, il faut décrocher le manège du porte-manteaux et de l’aqueux du mickey.

Niala-Loisobleu – 20 Mars 2017

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7 réflexions sur “CE PEINT TEMPS

    • Das Buch von der Armut und vom Tode

      [343] Vielleicht, daß ich durch schwere Berge gehe

      in harten Adern, wie ein Erz allein;

      und bin so tief, daß ich kein Ende sehe

      und keine Ferne: alles wurde Nähe

      und alle Nähe wurde Stein.

      Ich bin ja noch kein Wissender im Wehe, –

      so macht mich dieses große Dunkel klein;

      bist Du es aber: mach dich schwer, brich ein:

      daß deine ganze Hand an mir geschehe

      und ich an dir mit meinem ganzen Schrein.

      Du Berg, der blieb da die Gebirge kamen, –

      Hang ohne Hütten, Gipfel ohne Namen,

      ewiger Schnee, in dem die Sterne lahmen,

      und Träger jener Tale der Cyclamen,

      aus denen aller Duft der Erde geht;

      du, aller Berge Mund und Minaret

      (von dem noch nie der Abendruf erschallte):

      Geh ich in dir jetzt? Bin ich im Basalte

      wie ein noch ungefundenes Metall?

      Ehrfürchtig füll ich deine Felsenfalte,

      und deine Härte fühl ich überall.

      Oder ist das die Angst, in der ich bin?

      die tiefe Angst der übergroßen Städte,

      in die du mich gestellt hast bis ans Kinn?
      [343]

      O daß dir einer recht geredet hätte

      von ihres Wesens Wahn und Abersinn.

      Du stündest auf, du Sturm aus Anbeginn,

      und triebest sie wie Hülsen vor dir hin . . .

      Und willst du jetzt von mir: so rede recht, –

      so bin ich nichtmehr Herr in meinem Munde,

      der nichts als zugehn will wie eine Wunde;

      und meine Hände halten sich wie Hunde

      an meinen Seiten, jedem Ruf zu schlecht.

      Du zwingst mich, Herr, zu einer fremden Stunde.

      Mach mich zum Wächter deiner Weiten,

      mach mich zum Horchenden am Stein,

      gieb mir die Augen auszubreiten

      auf deiner Meere Einsamsein;

      laß mich der Flüsse Gang begleiten

      aus dem Geschrei zu beiden Seiten

      weit in den Klang der Nacht hinein.

      Schick mich in deine leeren Länder,

      durch die die weiten Winde gehn,

      wo große Klöster wie Gewänder

      um ungelebte Leben stehn.

      Dort will ich mich zu Pilgern halten,

      von ihren Stimmen und Gestalten

      durch keinen Trug mehr abgetrennt,[344]

      und hinter einem blinden Alten

      des Weges gehn, den keiner kennt.

      Denn, Herr, die großen Städte sind

      verlorene und aufgelöste;

      wie Flucht vor Flammen ist die größte, –

      und ist kein Trost, daß er sie tröste,

      und ihre kleine Zeit verrinnt.

      Da leben Menschen, leben schlecht und schwer,

      in tiefen Zimmern, bange von Gebärde,

      geängsteter denn eine Erstlingsherde;

      und draußen wacht und atmet deine Erde,

      sie aber sind und wissen es nicht mehr.

      Da wachsen Kinder auf an Fensterstufen,

      die immer in demselben Schatten sind,

      und wissen nicht, daß draußen Blumen rufen

      zu einem Tag voll Weite, Glück und Wind, –

      und müssen Kind sein und sind traurig Kind.

      Da blühen Jungfraun auf zum Unbekannten

      und sehnen sich nach ihrer Kindheit Ruh;

      das aber ist nicht da, wofür sie brannten,

      und zitternd schließen sie sich wieder zu.

      Und haben in verhüllten Hinterzimmern

      die Tage der enttäuschten Mutterschaft,

      der langen Nächte willenloses Wimmern[345]

      und kalte Jahre ohne Kampf und Kraft.

      Und ganz im Dunkel stehn die Sterbebetten,

      und langsam sehnen sie sich dazu hin;

      und sterben lange, sterben wie in Ketten

      und gehen aus wie eine Bettlerin.

      Da leben Menschen, weißerblühte, blasse,

      und sterben staunend an der schweren Welt.

      Und keiner sieht die klaffende Grimasse,

      zu der das Lächeln einer zarten Rasse

      in namenlosen Nächten sich entstellt.

      Sie gehn umher, entwürdigt durch die Müh,

      sinnlosen Dingen ohne Mut zu dienen,

      und ihre Kleider werden welk an ihnen,

      und ihre schönen Hände altern früh.

      Die Menge drängt und denkt nicht sie zu schonen,

      obwohl sie etwas zögernd sind und schwach, –

      nur scheue Hunde, welche nirgends wohnen,

      gehn ihnen leise eine Weile nach.

      Sie sind gegeben unter hundert Quäler,

      und, angeschrien von jeder Stunde Schlag,

      kreisen sie einsam um die Hospitäler

      und warten angstvoll auf den Einlaßtag.
      [346]

      Dort ist der Tod. Nicht jener, dessen Grüße

      sie in der Kindheit wundersam gestreift, –

      der kleine Tod, wie man ihn dort begreift;

      ihr eigener hängt grün und ohne Süße

      wie eine Frucht in ihnen, die nicht reift.

      O Herr, gieb jedem seinen eignen Tod.

      Das Sterben, das aus jenem Leben geht,

      darin er Liebe hatte, Sinn und Not.

      Denn wir sind nur die Schale und das Blatt.

      Der große Tod, den jeder in sich hat,

      das ist die Frucht, um die sich alles dreht.

      Um ihretwillen heben Mädchen an

      und kommen wie ein Baum aus einer Laute,

      und Knaben sehnen sich um sie zum Mann;

      und Frauen sind den Wachsenden Vertraute

      für Ängste, die sonst niemand nehmen kann.

      Um ihretwillen bleibt das Angeschaute

      wie Ewiges, auch wenn es lang verrann, –

      und jeder, welcher bildete und baute,

      ward Welt um diese Frucht, und fror und taute

      und windete ihr zu und schien sie an.

      In sie ist eingegangen alle Wärme

      der Herzen und der Hirne weißes Glühn –:[347]

      Doch deine Engel ziehn wie Vogelschwärme,

      und sie erfanden alle Früchte grün.

      Herr: Wir sind ärmer denn die armen Tiere,

      die ihres Todes enden, wenn auch blind,

      weil wir noch alle ungestorben sind.

      Den gieb uns, der die Wissenschaft gewinnt,

      das Leben aufzubinden in Spaliere,

      um welche zeitiger der Mai beginnt.

      Denn dieses macht das Sterben fremd und schwer,

      daß es nicht unser Tot ist; einer der

      uns endlich nimmt, nur weil wir keinen reifen.

      Drum geht ein Sturm, uns alle abzustreifen.

      Wir stehn in deinem Garten Jahr und Jahr

      und sind die Bäume, süßen Tod zu tragen;

      aber wir altern in den Erntetagen,

      und so wie Frauen, welche du geschlagen,

      sind wir verschlossen, schlecht und unfruchtbar.

      Oder ist meine Hoffahrt ungerecht:

      sind Bäume besser? Sind wir nur Geschlecht

      und Schooß von Frauen, welche viel gewähren? –

      Wir haben mit der Ewigkeit gehurt,

      und wenn das Kreißbett da ist, so gebären

      wir unsres Todes tote Fehlgeburt;

      den krummen, kummervollen Embryo,[348]

      der sich (als ob ihn Schreckliches erschreckte)

      die Augenkeime mit den Händen deckte

      und dem schon auf der ausgebauten Stirne

      die Angst von allem steht, was er nicht litt, –

      und alle schließen so wie eine Dirne

      in Kindbettkrämpfen und am Kaiserschnitt.

      Mach Einen herrlich, Herr, mach Einen groß,

      bau seinem Leben einen schönen Schooß,

      und seine Scham errichte wie ein Tor

      in einem blonden Wald von jungen Haaren,

      und ziehe durch das Glied des Unsagbaren

      den Reisigen, den weißen Heeresscharen,

      den tausend Samen, die sich sammeln, vor.

      Und eine Nacht gieb, daß der Mensch empfinge

      was keines Menschen Tiefen noch betrat;

      gieb eine Nacht: da blühen alle Dinge,

      und mach sie duftender als die Syringe

      und wiegender denn deines Windes Schwinge

      und jubelnder als Josaphat.

      Und gieb ihm eines langen Tragens Zeit

      und mach ihn weit in wachsenden Gewändern,

      und schenk ihm eines Sternes Einsamkeit,

      daß keines Auges Staunen ihn beschreit,

      wenn seine Züge schmelzend sich verändern.
      [349]

      Erneue ihn mit einer reinen Speise,

      mit Tau, mit ungetötetem Gericht,

      mit jenem Leben, das wie Andacht leise

      und warm wie Atem aus den Feldern bricht.

      Mach, daß er seine Kindheit wieder weiß;

      das Unbewußte und das Wunderbare

      und seiner ahnungsvollen Anfangsjahre

      unendlich dunkelreichen Sagenkreis.

      Und also heiß ihn seiner Stunde warten,

      da er den Tod gebären wird, den Herrn:

      allein und rauschend wie ein großer Garten,

      und ein Versammelter aus fern.

      Das letzte Zeichen laß an uns geschehen,

      erscheine in der Krone deiner Kraft,

      und gieb uns jetzt (nach aller Weiber Wehen)

      des Menschen ernste Mutterschaft.

      Erfülle, du gewaltiger Gewährer,

      nicht jenen Traum der Gottgebärerin, –

      richt auf den Wichtigen: den Tod-Gebärer,

      und führ uns mitten durch die Hände derer,

      die ihn verfolgen werden, zu ihm hin.

      Denn sieh, ich sehe seine Widersacher,

      und sie sind mehr als Lügen in der Zeit, –

      und er wird aufstehn in dem Land der Lacher[350]

      und wird ein Träumer heißen: denn ein Wacher

      ist immer Träumer unter Trunkenheit.

      Du aber gründe ihn in deine Gnade,

      in deinem alten Glanze pflanz ihn ein;

      und mich laß Tänzer dieser Bundeslade,

      laß mich den Mund der neuen Messiade,

      den Tönenden, den Täufer sein.

      Ich will ihn preisen. Wie vor einem Heere

      die Hörner gehen, will ich gehn und schrein.

      Mein Blut soll lauter rauschen denn die Meere,

      mein Wort soll süß sein, daß man sein begehre,

      und doch nicht irre machen wie der Wein.

      Und in den Frühlingsnächten, wenn nicht viele

      geblieben sind um meine Lagerstatt,

      dann will ich blühn in meinem Saitenspiele

      so leise wie die nördlichen Aprile,

      die spät und ängstlich sind um jedes Blatt.

      Denn meine Stimme wuchs nach zweien Seiten

      und ist ein Duften worden und ein Schrein:

      die eine will den Fernen vorbereiten,

      die andere muß meiner Einsamkeiten

      Gesicht und Seligkeit und Engel sein.
      [351]

      Und gieb, daß beide Stimmen mich begleiten,

      streust du mich wieder aus in Stadt und Angst.

      Mit ihnen will ich sein im Zorn der Zeiten,

      und dir aus meinem Klang ein Bett bereiten

      an jeder Stelle, wo du es verlangst.

      Die großen Städte sind nicht wahr; sie täuschen

      den Tag, die Nacht, die Tiere und das Kind;

      ihr Schweigen lügt, sie lügen mit Geräuschen

      und mit den Dingen, welche willig sind.

      Nichts von dem weiten wirklichen Geschehen,

      das sich um dich, du Werdender, bewegt,

      geschieht in ihnen. Deiner Winde Wehen

      fällt in die Gassen, die es anders drehen,

      ihr Rauschen wird im Hin- und Wiedergehen

      verwirrt, gereizt und aufgeregt.

      Sie kommen auch zu Beeten und Alleen –:

      Denn Gärten sind, – von Königen gebaut,

      die eine kleine Zeit sich drin vergnügten

      mit jungen Frauen, welche Blumen fügten

      zu ihres Lachens wunderlichem Laut.

      Sie hielten diese müden Parke wach;

      sie flüsterten wie Lüfte in den Büschen,[352]

      sie leuchteten in Pelzen und in Plüschen,

      und ihrer Morgenkleider Seidenrüschen

      erklangen auf dem Kiesweg wie ein Bach.

      Jetzt gehen ihnen alle Gärten nach –

      und fügen still und ohne Augenmerk

      sich in des fremden Frühlings helle Gammen

      und brennen langsam mit des Herbstes Flammen

      auf ihrer Äste großem Rost zusammen,

      der kunstvoll wie aus tausend Monogrammen

      geschmiedet scheint zu schwarzem Gitterwerk.

      Und durch die Gärten blendet der Palast

      (wie blasser Himmel mit verwischtem Lichte),

      in seiner Säle welke Bilderlast

      versunken wie in innere Gesichte,

      fremd jedem Feste, willig zum Verzichte

      und schweigsam und geduldig wie ein Gast.

      Dann sah ich auch Paläste, welche leben;

      sie brüsten sich den schönen Vögeln gleich,

      die eine schlechte Stimme von sich geben.

      Viele sind reich und wollen sich erheben, –

      aber die Reichen sind nicht reich.

      Nicht wie die Herren deiner Hirtenvölker,

      der klaren, grünen Ebenen Bewölker

      wenn sie mit schummerigem Schafgewimmel[353]

      darüber zogen wie ein Morgenhimmel.

      Und wenn sie lagerten und die Befehle

      verklungen waren in der neuen Nacht,

      dann wars, als sei jetzt eine andre Seele

      in ihrem flachen Wanderland erwacht –:

      die dunklen Höhenzüge der Kamele

      umgaben es mit der Gebirge Pracht.

      Und der Geruch der Rinderherden lag

      dem Zuge nach bis in den zehnten Tag,

      war warm und schwer und wich dem Wind nicht aus.

      Und wie in einem hellen Hochzeitshaus

      die ganze Nacht die reichen Weine rinnen:

      so kam die Milch aus ihren Eselinnen.

      Und nicht wie jene Scheichs der Wüstenstämme,

      die nächtens auf verwelktem Teppich ruhten,

      aber Rubinen ihren Lieblingsstuten

      einsetzen ließen in die Silberkämme.

      Und nicht wie jene Fürsten, die des Golds

      nicht achteten, das keinen Duft erfand,

      und deren stolzes Leben sich verband

      mit Ambra, Mandelöl und Sandelholz.

      Nicht wie des Ostens weißer Gossudar,

      dem Reiche eines Gottes Recht erwiesen;

      er aber lag mit abgehärmtem Haar,

      die alte Stirne auf des Fußes Fliesen,[354]

      und weinte, – weil aus allen Paradiesen

      nicht eine Stunde seine war.

      Nicht wie die Ersten alter Handelshäfen,

      die sorgten, wie sie ihre Wirklichkeit

      mit Bildern ohnegleichen überträfen

      und ihre Bilder wieder mit der Zeit;

      und die in ihres goldnen Mantels Stadt

      zusammgefaltet waren wie ein Blatt,

      nur leise atmend mit den weißen Schläfen . . .

      Das waren Reiche, die das Leben zwangen

      unendlich weit zu sein und schwer und warm.

      Aber der Reichen Tage sind vergangen,

      und keiner wird sie dir zurückverlangen,

      nur mach die Armen endlich wieder arm.

      Sie sind es nicht. Sie sind nur die Nicht-Reichen,

      die ohne Willen sind und ohne Welt;

      gezeichnet mit der letzten Ängste Zeichen

      und überall entblättert und entstellt.

      Zu ihnen drängt sich aller Staub der Städte,

      und aller Unrat hängt sich an sie an.

      Sie sind verrufen wie ein Blatternbette,

      wie Scherben fortgeworfen, wie Skelette,

      wie ein Kalender, dessen Jahr verrann, –

      und doch: wenn deine Erde Nöte hätte:[355]

      sie reihte sie an eine Rosenkette

      und trüge sie wie einen Talisman.

      Denn sie sind reiner als die reinen Steine

      und wie das blinde Tier, das erst beginnt,

      und voller Einfalt und unendlich Deine

      und wollen nichts und brauchen nur das Eine:

      so arm sein dürfen, wie sie wirklich sind.

      Denn Armut ist ein großer Glanz aus Innen . . .

      Du bist der Arme, du der Mittellose,

      du bist der Stein, der keine Stätte hat,

      du bist der fortgeworfene Leprose,

      der mit der Klapper umgeht vor der Stadt.

      Denn dein ist nichts, so wenig wie des Windes,

      und deine Blöße kaum bedeckt der Ruhm;

      das Alltagskleidchen eines Waisenkindes

      ist herrlicher und wie ein Eigentum.

      Du bist so arm wie eines Keimes Kraft

      in einem Mädchen, das es gern verbürge

      und sich die Lenden preßt, daß sie erwürge

      das erste Atmen ihrer Schwangerschaft.[356]

      Und du bist arm: so wie der Frühlingsregen,

      der selig auf der Städte Dächer fällt,

      und wie ein Wunsch, wenn Sträflinge ihn hegen

      in einer Zelle, ewig ohne Welt.

      Und wie die Kranken, die sich anders legen

      und glücklich sind; wie Blumen in Geleisen

      so traurig arm im irren Wind der Reisen;

      und wie die Hand, in die man weint, so arm . . .

      Und was sind Vögel gegen dich, die frieren,

      was ist ein Hund, der tagelang nicht fraß,

      und was ist gegen dich das Sichverlieren,

      das stille lange Traurigsein von Tieren,

      die man als Eingefangene vergaß?

      Und alle Armen in den Nachtasylen,

      was sind sie gegen dich und deine Not?

      Sie sind nur kleine Steine, keine Mühlen,

      aber sie mahlen doch ein wenig Brot.

      Du aber bist der tiefste Mittellose,

      der Bettler mit verborgenem Gesicht;

      du bist der Armut große Rose,

      die ewige Metamorphose

      des Goldes in das Sonnenlicht.

      Du bist der leise Heimatlose,

      der nichtmehr einging in die Welt:

      zu groß und schwer zu jeglichem Bedarfe.[357]

      Du heulst im Sturm. Du bist wie eine Harfe,

      an welcher jeder Spielende zerschellt.

      Du, der du weißt, und dessen weites Wissen

      aus Armut ist und Armutsüberfluß:

      Mach, daß die Armen nichtmehr fortgeschmissen

      und eingetreten werden in Verdruß.

      Die andern Menschen sind wie ausgerissen;

      sie aber stehn wie eine Blumen-Art

      aus Wurzeln auf und duften wie Melissen

      und ihre Blätter sind gezackt und zart.

      Betrachte sie und sieh, was ihnen gliche:

      sie rühren sich wie in den Wind gestellt

      und ruhen aus wie etwas, was man hält.

      In ihren Augen ist das feierliche

      Verdunkeltwerden lichter Wiesenstriche,

      auf die ein rascher Sommerregen fällt.

      Sie sind so still; fast gleichen sie den Dingen.

      Und wenn man sich sie in die Stube lädt,

      sind sie wie Freunde, die sich wiederbringen,

      und gehn verloren unter dem Geringen

      und dunkeln wie ein ruhiges Gerät.
      [358]

      Sie sind wie Wächter bei verhängten Schätzen,

      die sie bewahren, aber selbst nicht sahn, –

      getragen von den Tiefen wie ein Kahn,

      und wie das Leinen auf den Bleicheplätzen

      so ausgebreitet und so aufgetan.

      Und sieh, wie ihrer Füße Leben geht:

      wie das der Tiere, hundertfach verschlungen

      mit jedem Wege; voll Erinnerungen

      an Stein und Schnee und an die leichten, jungen

      gekühlten Wiesen, über die es weht.

      Sie haben Leid von jenem großen Leide,

      aus dem der Mensch zu kleinem Kummer fiel;

      des Grases Balsam und der Steine Schneide

      ist ihnen Schicksal, – und sie lieben beide

      und gehen wie auf deiner Augen Weide

      und so wie Hände gehn im Saitenspiel.

      Und ihre Hände sind wie die von Frauen,

      und irgendeiner Mutterschaft gemäß;

      so heiter wie die Vögel wenn sie bauen, –

      im Fassen warm und ruhig im Vertrauen,

      und anzufühlen wie ein Trinkgefäß.
      [359]

      Ihr Mund ist wie der Mund an einer Büste,

      der nie erklang und atmete und küßte

      und doch aus einem Leben das verging

      das alles, weise eingeformt, empfing

      und sich nun wölbt, als ob er alles wüßte –

      und doch nur Gleichnis ist und Stein und Ding . . .

      Und ihre Stimme kommt von ferneher

      und ist vor Sonnenaufgang aufgebrochen,

      und war in großen Wäldern, geht seit Wochen,

      und hat im Schlaf mit Daniel gesprochen

      und hat das Meer gesehn, und sagt vom Meer.

      Und wenn sie schlafen, sind sie wie an alles

      zurückgegeben was sie leise leiht,

      und weit verteilt wie Brot in Hungersnöten

      an Mitternächte und an Morgenröten,

      und sind wie Regen voll des Niederfalles

      in eines Dunkels junge Fruchtbarkeit.

      Dann bleibt nicht eine Narbe ihres Namens

      auf ihrem Leib zurück, der keimbereit

      sich bettet wie der Samen jenes Samens,

      aus dem du stammen wirst von Ewigkeit.
      [360]

      Und sieh: ihr Leib ist wie ein Bräutigam

      und fließt im Liegen hin gleich einem Bache,

      und lebt so schön wie eine schöne Sache,

      so leidenschaftlich und so wundersam.

      In seiner Schlankheit sammelt sich das Schwache,

      das Bange, das aus vielen Frauen kam;

      doch sein Geschlecht ist stark und wie ein Drache

      und wartet schlafend in dem Tal der Scham.

      Denn sieh: sie werden leben und sich mehren

      und nicht bezwungen werden von der Zeit,

      und werden wachsen wie des Waldes Beeren

      den Boden bergend unter Süßigkeit.

      Denn selig sind, die niemals sich entfernten

      und still im Regen standen ohne Dach;

      zu ihnen werden kommen alle Ernten,

      und ihre Frucht wird voll sein tausendfach.

      Sie werden dauern über jedes Ende

      und über Reiche, deren Sinn verrinnt,

      und werden sich wie ausgeruhte Hände

      erheben, wenn die Hände aller Stände

      und aller Völker müde sind.
      [361]

      Nur nimm sie wieder aus der Städte Schuld,

      wo ihnen alles Zorn ist und verworren

      und wo sie in den Tagen aus Tumult

      verdorren mit verwundeter Geduld.

      Hat denn für sie die Erde keinen Raum?

      Wen sucht der Wind? Wer trinkt des Baches Helle?

      Ist in der Teiche tiefem Ufertraum

      kein Spiegelbild mehr frei für Tür und Schwelle?

      Sie brauchen ja nur eine kleine Stelle,

      auf der sie alles haben wie ein Baum.

      Des Armen Haus ist wie ein Altarschrein.

      Drin wandelt sich das Ewige zur Speise,

      und wenn der Abend kommt, so kehrt es leise

      zu sich zurück in einem weiten Kreise

      und geht voll Nachklang langsam in sich ein.

      Des Armen Haus ist wie ein Altarschrein.

      Des Armen Haus ist wie des Kindes Hand.

      Sie nimmt nicht, was Erwachsene verlangen;

      nur einen Käfer mit verzierten Zangen,

      den runden Stein, der durch den Bach gegangen,

      den Sand, der rann, und Muscheln, welche klangen;

      sie ist wie eine Waage aufgehangen

      und sagt das allerleiseste Empfangen

      langschwankend an mit ihrer Schalen Stand.[362]

      Des Armen Haus ist wie des Kindes Hand.

      Und wie die Erde ist des Armen Haus:

      Der Splitter eines künftigen Kristalles,

      bald licht, bald dunkel in der Flucht des Falles;

      arm wie die warme Armut eines Stalles, –

      und doch sind Abende: da ist sie alles,

      und alle Sterne gehen von ihr aus.

      Die Städte aber wollen nur das Ihre

      und reißen alles mit in ihren Lauf.

      Wie hohles Holz zerbrechen sie die Tiere

      und brauchen viele Völker brennend auf.

      Und ihre Menschen dienen in Kulturen

      und fallen tief aus Gleichgewicht und Maß,

      und nennen Fortschritt ihre Schneckenspuren

      und fahren rascher, wo sie langsam fuhren,

      und fühlen sich und funkeln wie die Huren

      und lärmen lauter mit Metall und Glas.

      Es ist, als ob ein Trug sie täglich äffte,

      sie können gar nicht mehr sie selber sein;

      das Geld wächst an, hat alle ihre Kräfte

      und ist wie Ostwind groß, und sie sind klein

      und ausgeholt und warten, daß der Wein

      und alles Gift der Tier- und Menschensäfte

      sie reize zu vergänglichem Geschäfte.
      [363]

      Und deine Armen leiden unter diesen

      und sind von allem, was sie schauen, schwer

      und glühen frierend wie in Fieberkrisen

      und gehn, aus jeder Wohnung ausgewiesen,

      wie fremde Tote in der Nacht umher;

      und sind beladen mit dem ganzen Schmutze,

      und wie in Sonne Faulendes bespien, –

      von jedem Zufall, von der Dirnen Putze,

      von Wagen und Laternen angeschrien.

      Und giebt es einen Mund zu ihrem Schutze,

      so mach ihn mündig und bewege ihn.

      O wo ist der, der aus Besitz und Zeit

      zu seiner großen Armut so erstarkte,

      daß er die Kleider abtat auf dem Markte

      und bar einherging vor des Bischofs Kleid.

      Der Innigste und Liebendste von allen,

      der kam und lebte wie ein junges Jahr;

      der braune Bruder deiner Nachtigallen,

      in dem ein Wundern und ein Wohlgefallen

      und ein Entzücken an der Erde war.

      Denn er war keiner von den immer Müdern,

      die freudeloser werden nach und nach,

      mit kleinen Blumen wie mit kleinen Brüdern

      ging er den Wiesenrand entlang und sprach.

      Und sprach von sich und wie er sich verwende[364]

      so daß es allem eine Freude sei;

      und seines hellen Herzens war kein Ende,

      und kein Geringes ging daran vorbei.

      Er kam aus Licht zu immer tieferm Lichte,

      und seine Zelle stand in Heiterkeit.

      Das Lächeln wuchs auf seinem Angesichte

      und hatte seine Kindheit und Geschichte

      und wurde reif wie eine Mädchenzeit.

      Und wenn er sang, so kehrte selbst das Gestern

      und das Vergessene zurück und kam;

      und eine Stille wurde in den Nestern,

      und nur die Herzen schrieen in den Schwestern,

      die er berührte wie ein Bräutigam.

      Dann aber lösten seines Liedes Pollen

      sich leise los aus seinem roten Mund

      und trieben träumend zu den Liebevollen

      und fielen in die offenen Corollen

      und sanken langsam auf den Blütengrund.

      Und sie empfingen ihn, den Makellosen,

      in ihrem Leib, der ihre Seele war.

      Und ihre Augen schlossen sich wie Rosen,

      und voller Liebesnächte war ihr Haar.

      Und ihn empfing das Große und Geringe.

      Zu vielen Tieren kamen Cherubim

      zu sagen, daß ihr Weibchen Früchte bringe, –[365]

      und waren wunderschöne Schmetterlinge:

      denn ihn erkannten alle Dinge

      und hatten Fruchtbarkeit aus ihm.

      Und als er starb, so leicht wie ohne Namen,

      da war er ausgeteilt: sein Samen rann

      in Bächen, in den Bäumen sang sein Samen

      und sah ihn ruhig aus den Blumen an.

      Er lag und sang. Und als die Schwestern kamen,

      da weinten sie um ihren lieben Mann.

      O wo ist er, der Klare, hingeklungen?

      Was fühlen ihn, den Jubelnden und Jungen,

      die Armen, welche harren, nicht von fern?

      Moi aussi je l’aime et ça n’est pas d’hier ! Je t’embrasse Lisi.

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  1. Les Cahiers de Malte Laurids Brigge de Rainer Maria Rilke

    Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

    C’est ainsi que je conçois aussi affranchie, merci.

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