PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE


 

PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE

Je n’ai volontairement ouvert que mes volets intérieurs, choisissant de laisser ceux de l’extérieur en dehors. Pourquoi me demandes-tu de cette Voix-Toi, de jet mots,   qui me chamboule à chaque fois ? Oh pour plusieurs raisons, qui dans le fond sont la même, te réponds-je.Tu sais les traces des dessous que tu ne portes jamais, se mettent par tout comme un territoire que tu m’as mis en partage. Je suis en brossage dedans, mijotant, à la nage, ta peinture aux doigts où que je sois. Le jour où je, qu’on s’est Nous, l’un des émois qui m’a intensément traversé c’est ton côté animal. Tu sens par les vertus phénoménales du poil laissé librement occuper ses jardins ouvriers. Tes seins ne supportent pas plus que moi d’être tenus en cage comme des serins. C’est d’ailleurs ce que je vois sur la jetée du bout des pores en venant voir les marées. T’es une criée retour petit-bateau. T’as l’écaille rose en corps ruisselante. Les voix qui accompagnent tes diverses apparitions  ne galèrent pas sous le fouet.Elles sont chansons de marin tirant sur les écoutes en carguant la toile. J’tire un bord, tu viens à la gîte, rase-motte le dessalage. Toute façon comme tu dis t’as déjà vu ma quille, question safran t’épices et tiens bon la barre. J’attends pas les printemps pour t’avoir au nid de ma façade mon Hirondelle. Quand me sachant mécréant tu viens m’évangéliser,  en communiant  dans ma bouche ton hostie, c’est qui qui part le premier en encens voluptueux ? Au  bastingage de tes hanches j’crains rien du coup de tabac. Un coup d’sein en pleine tronche ça vous île grand-large. L’étagère du dessus du lit, où tes cris tiennent dans le serre-livre de tes cuisses, reste ma préférence de chevet. Mon cheval aime l’harnais de tes aisselles, ça le balance à paris mutuel. Je ne sortirai de Toi que pour les commissions nécessaires à te manger. Je te bois vert orée mon Amour.

Niala-Loisobleu – 6 Janvier 2017

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11 réflexions sur “PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE

  1. Nous ne jouons pas aux pendules. Il y a dans ce jeu de cons un tic qui tacle l’art grément. Si le voile en tombe c’est plus par naufrage qu’en croisière. La mer écume sans doute les jours, mais comme la vie en attend, au moins elle porte.
    Merci Michèle.

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  2. Mécréante aussi, ce serait plutôt « l’ose-t-y? » que ma barque frissonne quand les embruns débarquent.
    Jolie balade en mer, mon zoizo, le petit mousse se marre hein, quand le vent gonfle les voiles et que la barre est droit devant.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    • Du marc hein ? Pour lyre comme l’aède met moire ondule après le calandrage lyonnais (se dit de l’objet replié sur lui-m’aime) à la fin de la faim d’exercice, les bretteurs eux, dans leur jargon, disent: mousse que taire…la barre à zéro.
      Mais laissons là la part thé, rebordons l’ailée fente, la trompe de rin ce vaut bien une autre santé ! Hard y petit !

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  3. Je sais pas le non de l’Ange, tel un scout il est faim prêt à se mettre à table.Ne pas savoir compter prédispose à ne pas regarder sa montre, comme dit l’éveillé !
    Merci Isoptech.

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  4. Il y a eu les questions qui roulaient leur caisson, jouant des épaules, genre dis-moi un peu…que c’était con avait rien à re pondre, stérile face au plat du jour. La carte c’est cher. Alors faut s’y mettre. Quand c’est toi qui a repeint le banal du bleu qui t’appartient, la grisouille elle s’auto-empoisonne.
    Merci
    kreakhaos

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  5. Ce soir je revis sortir les paroles de la chanson danser quand l’accordéon ouvrit le bout du couloir. Les murs lisses bougèrent en s’approchant l’un de l’autre, leurs faces se touchèrent en pleine lumière de leurs lèvres ouvertes.
    Merci Marguerite

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  6. Je suis revenu de l’endroit que je n’avais pas quitté en m’apercevant que le tiroir de mon chevet avait été forcé pour s’alléger d’un tourment. Comment a-t-il pu croire ? Là n’est pas le problème. Ce n’est pas parce que le vent tourbillonne, cognant à trembler de couloir en couloir, qu’il faut en vouloir à la réaction. Il faut lui dire en rendant la pensée plus forte, ça l’énervera d’abord, amenant des mots méchants, injustes, assez violents, que la force de l’amour est de garde au dehors. Quand on a trop mal au manque d’air, les poumons en cherche.C’est propre à l’aile Emoi mon Idéelle.

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