LEVEES D’ENCRES A 2 ANS


LEVEES D’ENCRES  A 2 ANS

Elle Emoi
sous notre chiffon aux craies lancées
plus loin qu’un tableau saurait en essaimer
quelques doigts laissés aux velours des niches de silence
entre le côtelé de soie mêlée d’autres
et le hors d’épingles à papillons
nous n’avons pas chassé le dahu
derrière l’annonce de notre page

Nous sommes restés aux bords d’une brise sans trop de chaleur
mais si bien serrés qu’étanches au découragement
nous avons continués de nous nourrir en ce jardin de fraies
où l’amour ignore le surgelé
le fruit de chaque légume ayant une origine de forge
un creuset pour alliages
et deux corps nus pour l’alchimie

A l’aqueux de notre piano à quatre mains
des cordes, des bois et des percussions attendent
rien d’autres que des faunes
aux poils de tous plumages
trolls
marmousets
elfes
rien qu’issus d’ailleurs
venez


Il reste alentours de quoi vivre à plusieurs la folie de l’Ailleurs, m’aime si tous les signes extérieurs nous disent le contraire. Du haut de quelque chaire que ce soit, gardez vos appels à la prière. La haine est la pire des endémies migratoires. Lui faire frontière c’est véritablement faire asile au véritable acte d’Amour sans se tromper par fausse probité.

Le murmure d’une caresse passe la main sur ton lit d’hôpital, longues lignes de vie en commun. Sous le travers seins où passe l’étouffe, les parfums n’ont pas le né bouché. Tu renais.

Niala-Loisobleu

3 Décembre 2014 25 Juillet 2016

« Le Ponton » (Chaude la Pierre d’Âtre 8) 2014 – Niala – Acrylique s/toile 65X54

RICOCHETS


 

 

RICOCHETS

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A des couverts – mais lesquels -le vent rabote à rebrousse cailloux, les pilastres ont le mollet raide et là où reste de l’herbe les arômes se sont embusqués

Un filet monte , des algues en épis dressent des plis sur la plage
ne laisse pas le sable ne pas conter le tant
en posant un couvercle le chant  qui sèche l’aqueux de la rosée

Une planche après l’autre la cabane sent toujours l’huître
de la vase lui colle en corps
les bottes chuintent
tire-moi du lit de la claire que je vois juste

D’aurore en crépuscule
que de soleils sautent dans la brume
entre le mouvement des marées
la sécheresse des mots feints ne déglace pas l’inavoué

Niala-Loisobleu
24 Juillet 2016

LE CENTRE DU CERCLE


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LE CENTRE DU CERCLE

 

Je te parle ouvert dans les yeux fermés d’un monde qui nous borde. J’espère que tu te porteras bien à lâcher prise tous ses grappins qui ont soif d’abordage pour piller sans relâche. Au-delà et dedans cette vie se construit. Tu vas trouver le quelque chose qui ait un sens.

Je veux y croire, car ici rien n’a de sens pris à la lettre du quotidien. Le monde n’a pas de sens, les gens n’ont pas de sens – ce qu’ils se font mutuellement, ce qu’ils disent – la manière dont les hommes se traitent entre eux, pas juste à la guerre, mais aussi en temps de paix, car la paix ne semble  être rien d’autre qu’une comédie pour passer le temps entre deux déchaînements de violences.

L’un comme l’autre, placés devant la porte du miroir nous ressentons tout et son contraire en une troublante image où l’invisible du mot prononcé, l’absence de voix, la brièveté de l’info, le lieu non-dit font un sac à malices farci de pièges, façon labyrinthe.La confiance résiste aux assauts au coeur d’un sujet d’inquiétude s’interposant soudain à la sérénité. Le grand-huit, émotions fortes, à couper le souffle.

Non je ne nous invente pas une vie. Je suis là sans que le hasard ait décidé de m’y mettre. Dans la réalisation de ce qui nous a fait l’Autre de l’Un et vice-versa, le mode opératoire a ses fluides qui dispensent l’énergie propre à tout mener à terme. Rien de tout ceci n’est à aligner sur le mode courant du quotidien. Nous nous assumons en secret, dans la foi de nôtre mystère personnel.Le Centre du Cercle.

Niala-Loisobleu – 23/07/16

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Les pigeons qui marchent sur la tête de mon toit, ronronnent comme des géraniums en couple à la fenêtre.


21.08.15 - 1 (1)

Les pigeons qui marchent

sur la tête de mon toit,

ronronnent comme des géraniums

en couple à la fenêtre.

 

A l’heure du laitier où les bennes avalent les ordures de la veille, le laid en pointillés n’est pas encore répandu.Les vociférations des voix publiques ont fini par s’endormir devant le non lâcher-prise des migraines. Il faut attendre le jour de paye pour toucher le meilleur. En attendant mon P’tit-Gars, t’as le pire signé comme  un âne au sacrement. Je solde mon conte a dit le pendu en allant se balader dans le contrat, un canif à la main.

L’eau n’a pas une ride. D’un versant à l’autre de la vague l’écume est amarrée basse. Les dernières crevettes se sont blotties au fond du slip pour fuir l’élevage des foins à la tondeuse. Petite, elle en rêvait en secret de sentir la femme. Les cons des Huns mode Attila, comme Aral c’est la merde sans sel des hôtes. Le risque d’y mourir pétrifié me méduse. Les indigènes de Sein connaissent les dangers de la pointe du Raz. Ils ont répondu les premiers à l’appel du 18 Juin en refusant le joug de l’envahisseur.

Aucun jour ne pourrait se lever à la place du nôtre. Oh, c’est pas toujours facile, tout le monde a son malheur dans l’intérieur. Raison majeure pour ne pas succomber aux bonimenteurs qui, sous prétexte fallacieux, vous garantissent le pire en jurant le meilleur. En fête c’est toujours son premier choix qui fait les vies au long du bal. Si tu te goures, fillette fillette, tu apprendras que les citrouilles c’est que des cas rosses.

Les pigeons qui marchent sur la tête de mon toit, ronronnent comme des géraniums en couple à la fenêtre.

Niala-Loisobleu – 22/07/16

 

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LA BOÎTE AU L’ÊTRE 6


 

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LA BOÎTE AU L’ÊTRE 6

RECONNAISSANCE

Vissé d’oubli à la closerie d’un lilas,

ou rivé en elle de part et d’autre d’un vol plané

carlingue dépointée du compas

la tour laisse la soeur Anne promener les chiens

en dehors de tout contrôle

il manque des pierres au jeu de go

 » Au prochain virage allez tout droit. »

Classée rouge noir, genre pruneau d’agent, cette circulation dépare choc et moindre émotion. Il est clair, qu’à taire chroniquement, on se cache des choses.

Je naviguais pas plus tard qu’avant-hier, sur mon vélo, la tête bien décollée du guidon, le der ailleurs par réflexe des deux mains, regardant un blé sans limite couvrant un tout petit champ. Ne devrai-je pas plutôt dire un chant en roué ? Sûr, qu’à bourrer le mou, classé con sans la moindre reconnaissance de la vraie personnalité, y a une limite largement dépassée. Pas hésiter à souligner l’offense.J’suis pas un enfant du bon dieu, mais bien un vrai canard sauvage, raison impérative de me respecter l’instinct. Je sens. De loin au plus près. J »m’appelle pas plus cas Husac, que fromager, j’ai aucun problème avec mes engagements, mes promesses, et mes devoirs, alors j’ai la mémoire connectée.

Reconnaissance

À Mademoiselle P…

Un seul bouleau crépusculaire

Pâlit au seuil de l’horizon

Où fuit la mesure angulaire

Du coeur à l’âme et la raison

Le galop bleu des souvenances

Traverse les lilas des yeux

Et les canons des indolences

Tirent mes songes vers

les

cieux

Guillaume Apollinaire

Au croisement des deux situations, celle d’avant et celle de pendant, sans la moindre arrière-pensée, je pédalais serein comme un qui ne prend vraiment pas d’O.P.O, quand le gyrophare me stoppa net.Je réalisai alors, avant que le premier archer du roy, m’ait demandé mes papiers, que je n’avais pas accroché ma ceinture…

Tout devînt si rouillé dans ma pensée, que l’anti-rouille de mon coeur, eut un mal fou à dégripper le ciseau qui coupe les mauvaises pensées, pour rouvrir la malle au trésor A l’orée du bois, un mal de crâne épouvantable asséchait les sillons.On a pas le droit de cadenasser la vérité sous des minutes de silence et des commémorations en boucle.

Les sablières n’ont pas du transvaser l’eau  du ben on va voir.  Mais à  Cadeuil, la mariée était en noire, un coup dans les carreaux. Blues d’un seoir aux tomes être d’un j’suis là balancé pour mémoire.

Niala-Loisobleu – 21/07/16

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L’Oeil à perte de Vue


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L’Oeil à perte de Vue

Au sommeil naturel, pris entre nuit et jour, se joint ce nouvel endormissement qui croît à vue d’oeil au fil des mois. J’ouvre grand la porte sur le jardin. Mis à part les fleurs bleues en lisière, rien ne m’apparaît net. Les impressions qui ne font que s’installer grandissent dans toutes les directions. Egarées comme un point d’interrogation en proie à une perte de conscience. Si j’ôte mes illusions que reste-t-il de cet amour monologue ? Je sais Nil. Et ça n’a rien à voir avec je sénile. Au départ du Soudan, la source ne baisse pas les bras. Les crocodiles des cataractes s’y cassent les dents depuis la nuit des temps. Pharaon garde le soleil sur l’assise de ses vallées où Reines et Rois se tiennent par la main d’un hiéroglyphe qui ne se dément pas. Dans le monde d’en bas on a bien raison de soutenir que l’amour ne tient pas plus loin que le bout de son né.
J’ouvre la poitrine pour laisser ton l’oeil entrer. Horus colle-toi s’il-te-plait au milieu du front de mon torse, suffisamment décalé rive-gauche. Je réglerai mon coeur au tien à la m’aime alluvion.

Tu sais
je n’avais pas été
en corps
séparé de ma mer
que je bus la première tasse
d’une comédie humaine

accrochée au  cordon de détresse

Sur les tapis-volants où partent les fumées indiennes ?

Niala-Loisobleu – 20/07/16

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